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Gerets : « Gagner, ne pas en prendre... et en marquer beaucoup ! »

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L’OM a plus de chances de se qualifier pour les 16es de finale de l’UEFA que de rallier les 8es de finale de la Ligue des Champions en février prochain. Mais un infime espoir demeure.

L’espoir fait vivre, dit-on. Il fait vivre et fait tourner le monde. En ce moment, cette même notion d’espoir est encore présente dans les rangs phocéens. Dernier du groupe D avec zéro point au compteur, l’OM peut encore, mathématiquement, espérer être dans le Top 16 européen au printemps prochain. Si le public de la Canebière se cherche des raisons d’y croire encore, il leur suffit d’éplucher les archives de la C1, de se pencher sur les statistiques de la saison 2002-2003, et de scruter attentivement le parcours du club anglais de Newcastle qui avait, comme les Marseillais, perdu ses trois premiers matches de Ligue des Champions.

Mais l’Olympique de Marseille, qui a su rebondir en championnat (un nul face à Nantes et une victoire devant Saint-Etienne) après son couac à domicile lors du Clasico face au PSG (2-4), est-il en mesure de réaliser un tel exploit ? Eric Gerets : « D’abord, il faut essayer de gagner pour ne plus penser à ce match catastrophique qu’on a joué face au PSV à l’aller (2-0). Ce match-là me laisse un goût très désagréable dans la mémoire et certainement dans celles de mes joueurs. On va d’abord essayer de ne pas concéder de buts et essayer d’en marquer le plus possible… Cela pourrait compter à la fin. »

Ben Arfa aura la clé

Le technicien belge s’en cache bien, mais ce dernier songe encore à finir dans les deux premiers du groupe D. L’UEFA serait un minimum pour lui, qui n’hésite pas d’ailleurs à user de métaphores pour mettre ses joueurs en appétit. « J’ai toujours dit que la Coupe de France, la Coupe de la Ligue et même la Ligue des Champions, c’était la cerise sur le gâteau. Au lieu de conduire une Volkswagen, tu roules dans une Mercedes Coupé. Et c’est agréable de jouer dans un tel type de voiture. »

Agréable certes, à condition d’avoir les arguments pour arriver à ses fins. Potentiellement impressionnante sur le papier, l’animation offensive des Phocéens a évolué decrescendo durant les trois premières journées de C1. Et malgré de solides gâchettes, l’OM a tendance depuis quelques semaines à jouer les dilettantes en attaque. Eric Gerets le sait. C’est la raison pour laquelle il a préféré ménager Niang face à Saint-Etienne en championnat. C’est également pour ce même motif – et le manque de solutions de rechange à sa portée – qu’il a maintenu Ben Arfa à flot malgré le manque de discipline de ce dernier. Bien lui en a pris.

Gerets : « Si Mandanda ne panique pas, je ne paniquerai pas »

Samedi dernier, l’international français a été au niveau, s’offrant un cinquième but en L1 et deux passes décisives de plus au compteur. Son rendement et sa créativité seront autant de vecteurs de réussite pour les siens, à condition que ses crampons soient correctement vissés… et que son état d’esprit suive également. Il faudrait également que la défense marseillaise, souvent à la peine sur la scène européenne, tienne le choc.

Zubar forfait, Steve Mandanda devrait trouver devant lui une charnière centrale composée d’Hilton et de son capitaine Lorik Cana. L’efficacité du portier olympien – pas épargné ces derniers temps par des approximations individuelles et une arrière-garde pas toujours très fiable à ses côtés – sera l’une des clés d’une partie durant laquelle l’OM serait bien avisé de ne pas encaisser de buts (et de gagner au moins 2-0 pour espérer devancer le PSV au classement, Ndlr).
Mais Gerets a confiance en lui. « Si je le vois paniquer, je vais commencer à m’inquiéter. Il n’a peut-être pas le niveau qu’il avait l’an passé… Mais je l’avais dit, les choses sont allées tellement vite pour lui la saison dernière. Les moments qu’il traverse actuellement ne feront que le rendre plus fort dans le futur. » Un futur en forme de présent pour l’OM, qui aura besoin plus que tout de ses cadres et donc de son formidable roc défensif face à des Néerlandais… déjà relancés eux.

Alix Dulac