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Girard : « Tirer le positif de cette défaite »

René Girard

René Girard - -

Satisfait et fier de la prestation de ses joueurs mardi contre Arsenal (défaite 2-1), René Girard, invité de Luis Attaque sur l’antenne de RMC, veut continuer sur cette lancée. En espérant que les résultats suivent en championnat.

René Girard, comment se sent-on au lendemain d’une défaite contre Arsenal ?

Un petit peu la tête dans le c…. La répétition des matchs nous fatigue. Mais je préfère être ce matin après la défaite contre Arsenal, plutôt qu’après la défaite contre Reims (vendredi dernier).

Pourtant, même après une défaite, on a l’impression que Montpellier va mieux.

Ce qui était important, c’est que les garçons se prouvent qu’ils étaient capables d’être à ce niveau-là. Le point noir qui persiste, c’est qu’en deux minutes, on se tue le match. Comme contre Lorient et Reims. On a des moments d’absence et un petit manque de rigueur, de concentration. Ça aurait pu faire changer des résultats en championnat avec 2, 3 points supplémentaires et plus de sérénité aujourd’hui. Mais on peut être fier de ce qu’on a fait. Arsenal est un grand d’Europe et on les a malmenés et perturbés dans notre jeu.

Maintenant, il va falloir rebondir en championnat…

Le danger, c’est de ne pas rester là-dessus. On joue Saint-Etienne vendredi (20h45) et il ne faut pas se dire qu’on n’a pas eu de chance. On a perdu 2-1 avec des enseignements à tirer qui doivent nous faire réagir avec beaucoup d’envie et d’espoir. Maintenant, on a 48 heures pour récupérer de ce match qui nous a pris beaucoup d’énergie.

Girard : « Retrouver notre rythme de croisière»

A quoi attribuez-vous cette gentillesse défensive depuis le début de saison ?

C’est notre problème actuellement. Hier, Gervinho (auteur du 2e but) arrive à contrôler au milieu de 4 joueurs. Après, c’est aussi une question d’expérience. L’Europe, c’est beaucoup plus musclé et beaucoup plus vicieux. On découvre une autre compétition et on n’est pas à 200%. Je ne sais pas si on monte en puissance mais il y a du mieux. A l’arrivée, nous sommes battus mais il faut sortir le positif de cette défaite et il y en a.

Vous avez joué avec Souleymane Camara en pointe, ce qui n’est pas son poste de prédilection…

Au départ, ce n’était pas prévu comme ça. On a perdu John Utaka à Reims sur blessure. Il y a plein de petites choses qui font qu’on en est là. Et il y a eu très certainement une décompression dans les têtes. Il faut retrouver notre rythme de croisière.

Montpellier peut-il jouer comme l’Espagne, sans véritable avant-centre ?

On a un nouvel attaquant (Emmanuel Herrera, 2 buts en Ligue 1). Quand on est coach, il faut prendre son temps même si on n’en a pas beaucoup. Il ne faut pas tout mettre sur le dos d’un garçon qui arrive. Ce que j’attendais, c’est que notre collectif soit plus disponible et plus costaud pour permettre à ces recrues de se mettre dans le bain. On a été trop fébrile sur ce plan-là. Changer de système, ça veut dire condamner un joueur qu’on a fait venir. C’est aller un peu vite en besogne. Il ne faut pas trop prendre de retard mais pas châtier trop rapidement.