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Henry is back

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La star française de Barcelone retrouve ce soir Arsenal en quart de finale aller de la Ligue des champions, pour la première fois depuis son départ en 2007.

Il ne voulait pas revenir. En tout cas, pas tout de suite. Et surtout pas en tant qu’adversaire. Mais le destin a en décidé autrement. Ce mercredi soir, Thierry Henry retrouvera Arsenal en quart de finale de la Ligue des Champions, pour la première fois depuis son exil catalan. Un rendez-vous forcément particulier pour l’attaquant du FC Barcelone. En huit saisons, il a marqué l’histoire de la formation londonienne. A jamais.

Auteur de 226 buts en 369 matches, la star française reste aujourd’hui le meilleur buteur du club. Erigé en héros par les fans des Gunners, il a remporté trois Coupes d’Angleterre et deux titres de champion, dont un sans perdre la moindre rencontre en 2004. Capitaine exemplaire, il a parfois porté l’équipe à bout de bras. Sans jamais faillir. Et ce n’est pas ses relations compliquées avec la jeune garde d’Arsenal, emmenée par Cesc Fabregas, qui pourraient avoir écorné son image.
Dans l’Angleterre du football, Henry est respecté. Chez les Gunners, c’est même une légende vivante. « Il va recevoir un incroyable accueil de la part des supporteurs, assure le mythique Ian Wright dans The Sun. Il le mérite. Qu’il soit titulaire ou remplaçant, il va ressentir beaucoup d’émotions. Ça sera difficile pour lui de faire abstraction du contexte. »

Henry : « Ça sera très étrange »

Son histoire d’amour, Henry l’a construite dans l’antre d’Highbury. Depuis, Arsenal a migré vers l’ultramoderne Emirates Stadium. Une enceinte qu’il n’a fréquentée qu’une saison. Pourtant, le capitaine des Bleus appréhende ces retrouvailles. « Je suis ému mais aussi tranquille, explique-t-il sur le site internet du Barça. Revenir à la maison, revoir les supporteurs et les employés du club, ça sera très étrange. »

Depuis son départ en Espagne, Titi n’a jamais retrouvé le statut qui était le sien à Londres. Cette saison, il a même été renvoyé sur le banc des Blaugrana. Dans l’ombre des Messi, Xavi et Ibrahimovic. A 32 ans, le natif des Ulis prend son mal en patience. Au risque de perdre le rythme et d’apparaître dépassé comme ce fut le cas lors de France-Espagne le 3 mars dernier (défaite 2-0 en amical). Depuis quelques semaines, il semble tout de même en regain de forme. « Je me suis entrainé dur et je me sens beaucoup mieux », affirme l’ancien joueur de l’AS Monaco.

En retrouvant Arsenal, il va également croiser la route de son mentor, Arsène Wenger. L’entraîneur qu’il l’a lancé sur le Rocher à seulement 17 ans. Avant de le récupérer quelques années plus tard lorsqu’il s’égarait sur l’aile gauche de la Juventus de Turin. « Je suis très content de le revoir », apprécie le technicien alsacien. « On a une relation spéciale. Il a fait beaucoup pour moi », glisse Henry, qui, en bon professionnel, va mettre sa reconnaissance de côté durant 90 minutes. Avant de redevenir un Gunner dès le coup de sifflet final.