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L’Inter voit triple

José Mourinho

José Mourinho - -

Après avoir fait déjouer le Barça quelques semaines plus tôt, l’Inter Milan de José Mourinho domine le Bayern Munich en finale de la Ligue des Champions. Et s’offre un triplé historique après ses victoires en championnat et en Coupe d’Italie.

Mercredi 28 avril 2010. Sa cravate rayée virevolte au-dessus de la pelouse. Au milieu d’un Camp Nou médusé, José Mourinho n’en fini plus de courir. Le doigt tendu vers le ciel, l’entraîneur de l’Inter Milan nargue les uns et congratule les autres. Le « Mou » fête la qualification de son équipe pour la finale de la Ligue des Champions. A sa façon. Tout en démesure. Une démonstration de joie un peu trop excessive au goût de Victor Valdés. Le portier catalan est à deux doigts d’en venir aux mains avec le coach portugais. Mais il en faut plus pour empêcher « The Special One » de célébrer son triomphe.
Après une lutte intense, ses joueurs, réduits à dix dès la 28e minute et recroquevillés en défense, ont tenu bon face au génie des Barcelonais. En s’inclinant seulement 1-0 lors de ce match retour (après avoir gagné 3-1 à l’aller), ils viennent d’offrir à l’Inter sa cinquième finale de C1. La première depuis 1972. « C’est la plus belle défaite de toute ma vie. Mon équipe a laissé du sang sur le terrain », lâche Mourinho.

Zanetti : « C'est la victoire la plus magnifique de ma carrière »

Quelques semaines plus tard, les partenaires de Wesley Sneijder, déjà auréolés d’un Scudetto et d’une Coupe d’Italie, se présentent à Santiago Bernabeu en favoris. Un statut qu’ils assument parfaitement. Grâce à deux inspirations de Diego Milito, buteur des grands soirs, les Nerazzurri dominent le Bayern Munich (2-0). Et s’offrent du même coup un triplé historique. « Nous l’avons méritée, jubile le capitaine Javier Zanetti, 36 ans, dont 15 passées sous le maillot interiste. C'est la victoire la plus magnifique de ma carrière. » Une émotion partagée par Mourinho. « Ce que j’ai vécu à l’Inter, je ne l’oublierai jamais », glisse le dandy lusitanien. Une déclaration d’amour en forme d’adieu. Quelques jours plus tard, le boss de 47 ans s’engage avec le Real Madrid…

Alexandre Jaquin