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L’OM dépassé à Chelsea

Terry ouvre le score pour Chelsea (7e)

Terry ouvre le score pour Chelsea (7e) - -

Victime de ses erreurs individuelles mais aussi de ses limites actuelles, l’équipe olympienne s’incline logiquement à Stamford Bridge (2-0). La qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions se complique sérieusement.

Il n’est pas encore certain que cette défaite logique de l’OM à Chelsea (2-0), la deuxième en deux matches après celle enregistrée à domicile face au Spartak Moscou (0-1), enterre définitivement les espoirs marseillais. Mais le chemin qui mène à la qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions s’est considérablement obscurci. La faute bien sûr à la qualité d’une formidable équipe anglaise pourtant amoindrie par les absences de Drogba et de Lampard. Mais surtout la faute aux énormes défaillances individuelles des joueurs olympiens qui ont plombé trop rapidement les chances des champions de France. « Il n'y a pas photo entre l'équipe de Chelsea et l'OM de ce mardi soir, déplore Didier Deschamps. On prend ce premier but alors qu'on sait qu'ils sont efficaces sur coup de pied arrêté. Après, à 2-0, cela devient très compliqué. D'autant que ce sont deux buts évitables. Mais la différence est grande... »

Après deux défaites d’affilée en Coupe de la League et en Premier League, Chelsea semblait pourtant bon à prendre. En réalité, le match n’a duré que sept petites minutes. Le temps pour les hommes de Deschamps de rêver à l’impossible exploit. Après une belle frappe de Malouda détournée par Mandanda, Benoît Cheyrou, sentinelle du poteau, se fait bêtement surprendre sur le corner qui suit par une reprise de Terry. Les Blues ouvrent le score et se facilitent le boulot. Ce qui est rageant, c’est que Deschamps avaient prévenus ses joueurs du danger des coups de pied arrêtés de Chelsea. Visiblement en pure perte…

Etincelants, Malouda et Anelka causent alors les pires tourments à une arrière-garde marseillaise déstabilisée. Et le penalty d’Anelka (27e, 2-0), consécutif à une grossière faute de bras de Mbia, ne fait que plonger Diawara et ses frères dans le désarroi de leurs lacunes récurrentes à ce niveau. Le trident Brandao-Gignac-Rémy est inoffensif. Le milieu manque d’impact et Lucho, après un début de match intéressant, disparaît de la circulation. Le coaching de Deschamps à la 59e minute (A.Ayew et Valbuena à la place de Cheyrou et Gignac) donne du dynamisme mais ne change pas la physionomie de la rencontre. « On a bien essayé de revenir en seconde période, note Deschamps, mais on aurait pu encaisser d’autres buts… »

Les Blues touchent du bois

Effectivement, après la pause, ce sont les Blues qui se montrent encore les plus dangereux. Notamment sur un fantastique coup franc d’Alex (66e) et une belle reprise d’Essien (75e) qui s’écrasent à chaque fois sur le poteau. La différence est immense. Et pour cause, depuis leur dernier succès face à un grand club européen (Liverpool, le 3 octobre 2007, 1-0), l’OM n’a gagné que trois fois en dix-sept matches de poule. Une fois face au PSV Eindhoven et deux fois contre le FC Zurich. En Ligue des champions, le hasard n’existe pas.

Et les miracles sont rares. Il en faudrait pourtant un maintenant pour permettre au club marseillais d’arracher une qualification qui les fuit depuis la saison 1999-2000. Pour entretenir cet espoir, le plein de point sera obligatoire face aux Slovaques de Zilina, les 19 octobre et 3 novembre prochain. Une prière ne sera pas non plus superflue pour que le Spartak Moscou, large vainqueur ce mardi face à Zilina (3-0), ne prenne pas de points face à Chelsea. « Ce sera difficile de se qualifier mais ce n'est pas fini, glisse Andre Ayew. Ce sera compliqué mais on a les qualités pour. On a le mental pour faire quelque chose dans cette Ligue des champions. » Les Marseillais devront en tout cas rapidement digérer cet échec. Car le sommet de Ligue 1 face à Saint-Etienne, ce samedi, se profile déjà à l’horizon…