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L'UEFA abandonne sa procédure contre les clubs de la Super League

L'UEFA a officiellement annoncé l'abandon de sa procédure disciplinaire contre les trois clubs à l'origine du projet de Super League, le Real Madrid, le Barça et la Juventus.

Il n'y aura pas de sanction contre les frondeurs. Sous pression après une décision de la justice espagnole, l'UEFA a décidé de déclarer "nulle et non-avenue" sa procédure disciplinaire à l'encontre des trois clubs à l'origine du projet de Super League, le Real Madrid, le Barça et la Juventus. Ils ne risquent donc plus rien à l'heure actuelle, au moins jusqu'à ce que la Cour de justice de l'Union européenne se penche sur le dossier.

L'UEFA ajoute dans un communiqué que les neuf autres clubs qui s'étaient engagés vers la Super League (Atlético de Madrid, l’Inter, l’AC Milan, Manchester City, Manchester United, Arsenal, Liverpool, Chelsea, Tottenham), avant de faire rapidement marche arrière face à la contestation populaire, ne sont plus concernés par les indemnités qu'ils devaient régler.

Ces neuf clubs devaient laisser 5% de leur dotation sur la saison à l’UEFA et payer conjointement la somme de 15 millions d’euros pour montrer leur "bonne volonté". Ils n’auront donc rien à débourser.

L'UEFA compte continuer de "défendre ses intérêts"

La semaine dernière, un juge espagnol a donné cinq jours à l'UEFA pour confirmer qu'elle se conformera à la décision du tribunal de Madrid et ne punira pas les équipes pour leur implication dans la Super League. L’affaire a également été notifiée par le juge de Madrid à la Cour européenne de justice, à Luxembourg. Si la justice européenne lui donne raison, pas avant plusieurs mois, l’UEFA pourra alors rouvrir une procédure disciplinaire.

"L'UEFA continuera à prendre toutes les mesures nécessaires, dans le strict respect du droit national et européen, afin de défendre ses intérêts et ceux de toutes les parties prenantes du football", assure l’organisation ce lundi soir, après avoir encaissé ce sérieux coup. Cinq mois après le séisme provoqué par l’annonce de la création de la Super League par les 12 clubs rebelles, le foot européen n’a pas réussi à rapidement et fermement clore le dossier.

La Juve, dont le président Andrea Agnelli a habilement rappelé, quelques heures plus tôt ce lundi, son attachement à cet avenir en ligue fermée, le Barça, avec ses finances dans le rouge, et le Real Madrid, avec ses rêves de grandeur, peuvent continuer de pousser pour une révolution de l’élite du foot européen. Tout en participant pleinement et sans risque à la Ligue des champions.

LP