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La Real Sociedad éteint l’OL

Benzia et les Lyonnais sont passés à côté

Benzia et les Lyonnais sont passés à côté - -

Grâce à deux buts somptueux de Griezmann et Seferovic, la Real Sociedad s’est imposée à Gerland ce mardi en barrage aller de la Ligue des champions (0-2), compromettant sérieusement les chances de qualification de l’OL.

« C’était l’adversaire que je voulais. C’est une grande joie pour moi », avait réagi Antoine Griezmann, en découvrant le tirage au sort du barrage de Ligue des champions. Supporter lyonnais de la première heure, l’ailier de la Real Sociedad a eu du nez. Natif de Mâcon, il a fait de Gerland son jardin ce mardi, permettant à son équipe, facile vainqueur dans le Rhône (0-2), d’envisager le match retour à Saint-Sébastien sereinement. Son ciseau des 15 mètres, synonyme d’ouverture du score (17e, 0-1), est un modèle du genre. Le centre de Vela est dans son dos ? Peu importe, Griezmann joue les acrobates et transforme ce service hasardeux en but extraordinaire.

Suffisant pour doucher les ardeurs d’une équipe de Lyon pourtant victorieuse lors de ses quatre premières sorties officielles de la saison et invaincue à domicile sur la scène européenne l’an passé. Si la Real a perdu Philippe Montanier à l’intersaison, son jeu vif et technique, lui, est toujours en place. Un poteau de Carlos Vela dès la 12e minute avait déjà donné le ton d’une soirée difficile pour les Gones. La suite est un mélange de talent et de réussite qui confine à l’exceptionnel.

Bisevac expulsé

Car le but de Griezmann, aussi sublime soit-il, n’était qu’une mise en bouche. Dès le retour des vestiaires, après une action limpide à une touche de balle, Haris Seferovic décide à son tour de suspendre le temps. A 25 mètres, largement excentré sur la gauche, le Suisse de 21 ans arme une demi-volée monstrueuse qui vient se loger dans la lucarne d’un Lopes impuissant (50e, 0-2). Magique. Et douloureux pour des Lyonnais qui ne s’attendaient sûrement pas à un tel scénario. Malgré quelques combinaisons intéressantes, jamais l’OL ne parviendra à reproduire le jeu fluide et percutant qui en a fait la meilleure attaque de L1 après deux journées (7 buts).

Ils s’en remettront aux coups de pied arrêtés, et une tête de Maxime Gonalons sur la barre (66e), pour tenter de réduire l’écart. En vain. Bien en place et gérant parfaitement son avantage, la Real, aidée par l’expulsion de Milan Bisevac après une nouvelle faute sur Vela (75e), ne pliera pas, manquant même le 3-0 d’un rien sur une énorme occasion de Ruben Pardo (89e). Sous les « Olé » chambreurs du public espagnol venu en nombre, les Lyonnais achèveront la rencontre la tête basse, comprenant ce que ce résultat signifie : sans un miracle au retour, il n’y aura qu’un seul représentant français en Ligue des champions. Une première depuis 2007-2008.

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A.T.