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Larqué : « Une alliance des clubs installés contre le PSG »

Jean-Michel Larqué

Jean-Michel Larqué - -

Le PSG a écopé de 60 millions d'euros d’amende et devra présenter un nombre de joueurs limité à 21 (au lieu de 25) en Ligue des champions. Membre de la Dream Team RMC Sport, Jean-Michel Larqué s’indigne des sanctions du fair-play financier prononcées par l’UEFA ce samedi.

Par le biais d’un communiqué, l’UEFA a annoncé vendredi les sanctions dans le cadre du fair-play financier à l’encontre du PSG. Le club parisien a ainsi écopé de 60 millions d'euros d’amende (dont 20 millions ferme) et d'un nombre de joueurs limité à 21 (au lieu de 25) en Ligue des champions. Dans un entretien accordé à RMC Sport, le président parisien Nasser Al-Khelaïfi a cependant assuré que cette décision n’allait pas affecter le recrutement du double champion de France. « Je ne sais pas si c’est un bras d’honneur mais en tout cas ça y ressemble étrangement, analyse notre consultant Jean-Michel Larqué. Il n’y est pas allé par quatre chemins, il veut améliorer son équipe. A-t-il mis toute son armée de juristes sur le dossier pour savoir jusqu’où pouvait aller l’UEFA ? Ce que l’on attendait étant un aigle fondant sur sa proie, l’UEFA fondant sur les clubs qui avaient des recettes selon elle discutables, eh bien c’est une attaque de moineau ! »

Le membre de la Dream Team RMC Sport poursuit : « Paris a besoin d’améliorer son équipe. Qui va reprocher au PSG de donner un meilleur spectacle, si ce n’est l’UEFA ? Je vois en filigrane derrière, peut-être le lobbying de certains grands clubs qui sont installés et qui ont aujourd’hui des recettes conséquentes justement parce qu’ils sont installés. J’ai l’impression que c’est une alliance contre le PSG ou ces clubs-là qui voudraient être les nouveaux riches. »

Valence, 300 millions de dettes

Jean-Michel Larqué s’insurge contre les cas de certains clubs endettés et pas inquiétés par l’instance suprême du football européen : « Le FC Valence a, de façon récurrente, des centaines de millions (300 millions d’euros, ndlr) de dettes tous les ans ! Tous les ans, ils jouent le championnat espagnol et la Coupe d’Europe. Est-ce que l’UEFA n’est pas contente qu’un milliardaire malaysien (Peter Lim, ndlr) arrive avec 300 millions d’euros entre autres pour permettre que l’UEFA et l’Espagne gardent ce grand club à ce niveau ? », lâche-t-il.

Le fair-play financier ne prend pas en compte les dettes des clubs, il ne prend en compte que les recettes et les dépenses. Ce qui agace notre consultant : « C’est là où philosophiquement et comptablement je ne suis pas d’accord. C’est-à-dire que tu peux amener de l’argent pour combler des trous mais tu ne peux pas amener autant d’argent que tu veux pour améliorer ton club. »

« C'est un mettre un sac à dos de 15 kg au PSG sur une ligne de départ »

Toujours de l’autre côté des Pyrénées, Larqué estime que certains grands clubs n’ont pas de leçons à donner au PSG : « Je prends l’exemple du Real Madrid. C’est 100 millions d’euros de merchandising notamment avec la vente de maillots. Je rappelle que le club était au fond du trou et qu’il a fallu un décret royal pour éviter la faillite ou la liquidation. Et aujourd’hui est-ce que l’argent d’un partenaire est moins propre que l’argent du merchandising ? Je n’arrive pas à comprendre ça »

« Je préfère qu’un mécène me dise je vais te signer un contrat à 100 millions d’euros sur 10 ans, qu’un hypothétique merchandising sur la même période », assure-t-il. Et de conclure de façon imagée : « C’est comme dans une course quand tu pars sur la même ligne de départ et que tu n’as pas respecté les mêmes règles. Et qu’à l’un tu as mis un sac à dos de 15 kilos, et l’autre rien. C’est évidemment plus facile de gagner avec rien sur le dos qu’avec un sac de 15 kilos. Ce que je veux dire, c’est que c’est plus facile quand tu ne payes pas les transferts ou 300 millions d’euros de dettes. » 

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La rédaction