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Le Barça fait craquer les Gunners

Messi a signé un doublé au Camp Nou contre Arsenal

Messi a signé un doublé au Camp Nou contre Arsenal - -

Les joueurs d’Arsène Wenger, réduits à dix après l’expulsion de Robin van Persie, n’ont pu résister à la furia catalane (3-1). Auteur d’un doublé, Lionel Messi a été le grand artisan de la qualification de son équipe en quart de finale.

Longtemps indécis, le clash entre Barcelone et Arsenal se sera joué en quinze minutes. Le premier coup de théâtre est arrivé dans les arrêts de jeu de la première mi-temps avec le but sublime de Messi (45e+3). A cet instant de la partie, les Catalans sont en quarts de finale, comblant leur retard du match aller (1-2 à l’Emirates Stadium). Les Londoniens, il est vrai, sont rapidement privés de leur gardien titulaire le Polonais Szczesny, touché au doigt, et remplacé par l’impeccable Almunia.
Peu après le retour des équipes sur le terrain, Busquets marque contre son camp (53e), sur un corner de Nasri. Diaby et ses équipiers jubilent, ils sont dans le top 8. Mais deux minutes plus tard, Robin van Persie reçoit son deuxième carton pour avoir tiré après le coup de sifflet de l’arbitre. Un rouge plutôt sévère (56e).
Le 8e de finale retour entre les deux formations devient alors complètement débridé. Pourtant, lors d’une première mi-temps très tactique et marquée par la domination du Barça (70% de possession de balle), les Catalans butent sur un adversaire misant tout sur leur défense. Chaque Gunner se sacrifie pour le collectif, à l’image d’un Samir Nasri métamorphosé en second arrière gauche. Même le but de Messi ne masque pas la fébrilité des Barcelonais qui pêchent dans le dernier geste.

M. Busacca acteur actif

Après la pause, le courage et l’abnégation des Londoniens ne suffit pas à compenser leur infériorité numérique. Sur un mouvement initié une nouvelle fois par Iniesta et relayé par Pedro, Xavi inscrit un deuxième but (69e) synonyme d’égalité parfaite sur l’ensemble des deux matches.
C’est le début de la fin pour des Gunners en grande souffrance à l’image d’un duo Djourou-Koscielny, souvent au bord de la rupture. Une faute de l’ancien Lorientais sur Pedro permet à Messi de transformer le penalty de la qualification (71e). La messe est dite. Wenger a beau lancer sa flèche russe Arshavine dans la bataille, Arsenal ne prendra pas sa revanche de l’an dernier et quitte la prestigieuse compétition européenne la tête basse et avec le sentiment d’avoir été victime des décisions de l’arbitre suisse M. Busacca.

Louis Chenaille