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Le PSG gagne et régale…

Daniel Riolo

Daniel Riolo - -

Retour sur le match du PSG contre Benfica en Ligue des Champions…

Envisager déjà les 8e et si possible en position confortable, en étant premier du groupe voilà pour la mission du soir. Dans ce groupe qu’on a eu de cesse de qualifier, à juste titre, de facile, Benfica est la plus grosse menace. Le finaliste de la dernière C3, n’est pas peut-être pas un cador européen, ce n’est pas non plus une équipe à sous-estimer.

Le 433 de Blanc est désormais clair. Le choix est fait et un 11 type s’est dégagé. Il ne manque que Thiago Silva.

Les Portugais ne sont pas venus fermer, ce n’est pas le genre. Ils jouent et pressent. Et comme le PSG a mis ses fringues des grands soirs, ça donne un match rythmé.

Qui a encore besoin d’être convaincu que le 433 de Blanc est juste ? Voir Cavani défendre, c’est un problème ? Voir Ibra décrocher, c’est un problème ? Non, pas quand le milieu maîtrise comme ça. Et puis comment se priver de Verratti, de Motta, de Matuidi ?

Il faut 5 minutes pour se rendre compte que s’il y a le mouvement, peu importe qui joue où ? Qui étaient les hommes de couloirs dans les équipes de France de 86 et 98 ? Qui étaient ceux du Barça de Guardiola ? Quand on a le mouvement, la technique, peu importe toutes les tartes à la crème rabâchées sur le positionnement de Cavani qui serait un gâchis !

Le but donc. Une action lumineuse conclue par Ibra. Si ça doit être ça le PSG de Blanc, alors on prend et on dit merci M. Blanc. Pardon d’avoir douté M. Blanc ! Notons que sur cette action, Verratti est exceptionnel. Le patron du jeu, c’est lui. Il est encore magique sur le 2e but en répondant à une première talonnade d’Ibra par une ouverture caressée de l’intérieur.

Le PSG maîtrise et par instant étale sa classe. C’est beau et ça démarre très fort.

Avec le 3e but du PSG, le 2e d’Ibra, ça prend des allures de promenade. Mais cette supériorité est, outre le talent, due à une implication parfaite de tous. A un mouvement enfin digne d’une belle équipe ! Le symbole, c’est Ibra qui est partout.

La seconde période est forcément moins intéressante. Le PSG travaille sa maîtrise mais concède du terrain et quelques opportunités à son adversaire. Rien de grave.

Dans les commentaires qui vont suivre, certains diront probablement que Cavani a été trop discret, que cette position ne lui va pas. Au terme d’une telle prestation d’un collectif, le sort d’une individualité me semble secondaire. En arrivant au Barça, Henry a joué à gauche, et encore une fois avec l’Uruguay, il partage la pointe avec Suarez.

Quoi qu’il en soit, Blanc a trouvé son système, son animation. C’est un 433 avec une équipe type, claire. Après le match du soir, difficile de ne pas le suivre dans son idée.

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Daniel Riolo