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Le turn-over made in PSG vu par Coupet et Benarbia

Grégory Coupet

Grégory Coupet - -

Avant la rencontre de Ligue des champions entre le PSG et l’Olympiakos, Grégory Coupet et Ali Benarbia, membres de la Dream Team RMC Sport, reviennent sur l’une des forces de Laurent Blanc cette saison : le turn-over.

Les doutes entourant sa venue ont peu à peu laissé place à des certitudes. Laurent Blanc, entraîneur du Paris Saint-Germain, s’est notamment illustré grâce à des choix marquants et assumés. Comme son système en 4-3-3 ainsi que son turn-over systématique. Mais ce changement de joueurs peut-il nuire à l’équilibre de l’équipe ? Pour Grégory Coupet, membre de la Dream Team RMC Sport, l’idée n’est pas nuisible en défense tant que la défense centrale reste inchangée. « Ce qui est important quand tu es gardien, ce sont tes deux défenseurs centraux, voire la sentinelle s’il y en a une. Parce que tu défends avant tout avec ces trois-là. Les latéraux, dans le football moderne, montent maintenant beaucoup. C’est normal de préférer une défense avec les quatre joueurs habituels et avec lesquels tu as des automatismes.

Si tu arrives à les trouver les yeux fermés, c’est ce qu’il y a de mieux. La solidarité avec tes coéquipiers dépend forcément du temps de jeu que tu as avec eux. Les deux axiaux sont les plus importants. Pour preuve, le PSG n’a changé que les latéraux ce week-end contre Reims, poursuit l’ancien gardien de l’OL. Laurent Blanc fait en sorte que les joueurs soient dans l’autonomisation du poste. Ils savent exactement ce qu’ils doivent faire. Il y a peut-être un côté offensif ou une façon de défendre différente, mais quand on regarde Van der Wiel ou Jallet à droite, c’est sensiblement similaire. Digne et Maxwell à gauche, c’est pareil ». 

Benarbia : « Les joueurs acceptent le projet de jeu parce qu'ils jouent »

Quant à Ali Benarbia, consultant RMC Sport et ancien milieu offensif, les automatismes entre les joueurs sont justement ce qui fait la différence. Mais la concurrence pousse chacun à se surpasser. « Quand un attaquant se fait remplacer en cours de match, on ne le remarque pas vraiment. Mais c’est vrai que lorsque tu débutes les matches et que les joueurs se connaissent bien, le jeu est tout de suite plus fluide. Il y a un temps d’une ou deux secondes que tu ne remarques pas quand les joueurs se connaissent bien ou lorsqu’ils se cherchent. 

On l’a vu avec Ibrahimovic et Lucas, il y avait beaucoup d’hésitation dans les appels et les passes alors que Zlatan est plus à l’aise avec Cavani ou Lavezzi. Le temps de se rechercher fait perdre du temps dans l’action offensive et peut ne pas te permettre de finir une action. A force de jouer ensemble, ils se connaissent, ils gagnent du temps et savent exactement comment tel ou tel va la demander. Ce que fait Laurent Blanc est bien. A force de faire Ménez ou Lucas, il se fait une petite concurrence et peut comparer. Lavezzi, qui est soi-disant titulaire, est ainsi toujours sous pression. Il commence à accepter le projet de jeu parce qu’il joue. Et c’est très important ». 

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Grégory Coupet et Ali Benarbia