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Ligue des champions: Chakhtior-OL délocalisé, annonce l’UEFA

Le match de Ligue des champions entre le Chakhtior Donetsk et Lyon, initialement prévu le 12 décembre à Kharkiv, sera délocalisé dans une ville qui reste à définir, a annoncé lundi l'UEFA, sur fond de tension entre l'Ukraine et la Russie.

"Aucune rencontre de l'UEFA ne pourra se dérouler dans des lieux où la loi martiale est en vigueur", a déclaré Giorgio Marchetti, le responsable des compétitions à l'UEFA, interrogé par l'AFP en conférence de presse à Dublin. Le Chakhtior, club de Donetsk exilé à Kharkiv, joue ses matches "à domicile" dans cette ville située près de la frontière russe, actuellement sous le coup de la loi martiale introduite récemment par les autorités ukrainiennes.

"La rencontre entre le Chakhtior et Lyon ne va pas se dérouler à Kharkiv", mais "nous ne savons pas encore où", a déclaré M. Marchetti, promettant une communication rapide sur le sujet. Le match pourrait se dérouler à Kiev ou Lviv, où le Chakhtior a joué entre 2014 et 2016. La rencontre est décisive dans la course à la qualification en huitième de finale de Ligue des champions entre l'OL et le Chakhtior, deuxième et troisième du groupe F avec respectivement 7 et 5 points avant ce dernier match de poule.

Un match de Ligue Europa déjà délocalisé

L'instance gouvernante du football européen a délocalisé le 29 novembre à Kiev la rencontre de Ligue Europa entre le club ukrainien du FC Vorskla et Arsenal, initialement prévu à Poltava, une ville du centre non concernée par la loi martiale. Les tensions entre Moscou et Kiev, liées au conflit meurtrier dans l'Est ukrainien, se sont envenimées depuis l'arraisonnement il y a une semaine par les gardes-frontières russes de trois navires de guerre ukrainiens en mer Noire, au large de la Crimée, et l'arrestation de 24 marins ukrainiens.

La Russie les accuse d'être entrés illégalement dans les eaux territoriales russes. Pour sa part, l'Ukraine dénonce un "acte d'agression" et a instauré en réponse la loi martiale dans plusieurs de ses régions frontalières.

AFP