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Ligue des champions : le PSG a rendez-vous le 21 mars

Ezequiel Lavezzi

Ezequiel Lavezzi - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Poussif et parfois emprunté défensivement, le PSG a tout de même battu une deuxième fois le Bayer Leverkusen, réduit à dix en fin de match (2-1). La qualification pour les quarts de finale est assurée. Place au tirage au sort, le 21 mars.

Il fallait s’y attendre. Trois semaines après avoir éteint le Bayer Leverkusen en Allemagne, le PSG n’a pas autant régalé son public, mercredi soir au Parc des Princes, lors du 8e de finale retour de Ligue des champions entre les deux équipes. Mais cela n’a pas empêché le club de la capitale de faire le job (2-1), de façon brouillonne certes et sans jamais, surtout, afficher la maitrise qu’on lui prête d’ordinaire. Celle que les protégés de Laurent Blanc avaient pourtant démontré au match aller (4-0).

Comme à Lisbonne début décembre, lorsque la qualification pour les 8es de finale et la première place du groupe C lui étaient assurées, Paris a fait tourner son effectif. Et comme à Lisbonne quatre mois plus tôt, le PSG s’est fait peur. Dans l’axe, où Marquinhos a alterné comme souvent cette saison le bon et le moins bon, à l’image de son égalisation autoritaire de la tête sur un corner de Cabaye (13e) après une double absence sur le but de Sidney Sam (6e). Sur son flanc droit, surtout, où Christophe Jallet a délivré, pour son retour comme titulaire, une copie fébrile. Nul doute que l’ancien Lorientais a dû remercier Salvatore Sirigu d’avoir écarté le penalty de Rolfes, qu’il avait concédé (28e). Et d’avoir ainsi évité de transformer son come-back en soirée cauchemar.

Laurent Blanc aura certainement pris note de la défaillance de son latéral droit, encore loin pour le moment de pouvoir déloger Grégory van der Wiel. Mais l’entraîneur du PSG aura aussi relevé que d’autres éléments n’étaient pas forcément en mesure de bousculer la hiérarchie. Tandis que Cabaye a confirmé, entre passes savamment distillées et repli défensif très intelligent, pourquoi Laurent Blanc avait fait des pieds et des mains pour l’arracher à Newcastle, Adrien Rabiot et Javier Pastore ont globalement déçu. Le premier par manque de justesse technique parfois, le second par un impact défensif très faible, beaucoup trop en tout cas pour un match de ce niveau. Malgré une volonté de jouer vers l’avant et une vista toujours aussi séduisante.

Sirigu décisif, Jallet en-dedans

Zlatan Ibrahimovic pas dans un grand soir, Edinson Cavani pas forcément heureux dans son dernier geste, la lumière est venue de l’autre joueur en forme du PSG en cette année 2014. Bien servi par Digne, auteur par ailleurs d’une belle prestation, Ezequiel Lavezzi propulsait dans le but de Leno son 7e but (toutes compétitions confondues) depuis la reprise. Suffisant pour mettre les siens à l’abri, mais pas pour éteindre les hardiesses des joueurs du Bayern, obligeant Sirigu à sortir le grand jeu devant Donati (51e) et Castro (58e et 66e).

Réduits à dix après l’expulsion de Can (68e), les hommes de Sami Hyppiä ont fini par rendre les armes. Et Paris a multiplié les occasions, sans conclure. Preuve d’une soirée moins fringante, plus poussive pour la locomotive de la Ligue 1. Et donc, pas sans interrogations. Est-ce que Blanc a vu les limites de son turnover à certains postes ? Ou est-ce le manque de challenge de ce 8e de finale retour qui explique à lui seul la performance des Parisiens ? Le niveau va monter d’un cran avec le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des champions, vendredi 21 mars. Le grand huit comme obsession. Et comme propulsion vers un printemps magique ?

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A.D