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Ligue des champions: Pourquoi l’Ajax peut inspirer le PSG, l’OL et la Ligue 1

Le parcours incroyable de l’Ajax Amsterdam en Ligue des champions peut inspirer les clubs français, dont certains comptent un budget plus conséquent et basent leur stratégie sur les mêmes recettes que le club néerlandais. Avec moins de réussite.

Le budget d’un club du Top 5 français

La présence de l’Ajax en demi-finales de la Ligue des champions ressemble à une incongruité au regard de la différence de budget colossal entre celui du club néerlandais et ceux des superpuissances européennes. Plusieurs chiffres circulent pour celui du club amsteldamois (entre 75 et 100 millions d’euros). Bien loin par exemple des 500 millions d’euros du PSG. A 100 millions d’euros, l’Ajax n’aurait que le cinquième budget de la Ligue 1 derrière le PSG, Lyon, Monaco et Marseille et à peu près au même niveau que celui de Lille (90 millions d’euros). Sa qualification pour les demi-finales va lui apporter 12 millions d’euros de plus, selon le barême de l’UEFA.

Comme l’OL, un centre de formation très fort

La qualification de l’Ajax porte le sceau de sa jeunesse et des joueurs formés au club comme Frenkie de Jong, Matthijs De Ligt ou Donny Van de Beek. Un modèle qui a de quoi faire saliver l’OL, dont le modèle est aussi axé sur l’éclosion au plus haut niveau de jeunes de son centre de formation. S’il est régulier sur le podium de Ligue 1, le club de Jean-Michel Aulas peine à franchir un cap sur la scène européenne malgré son premier huitième de finale de Ligue des champions depuis 2011-12. 

Comme le PSG, une adversité "limitée" en Eredevisie

Parfois présentée à tort comme un championnat sans adversité, l’Eredevisie échappe quand même très rarement à l’un des trois monstres néerlandais: l’Ajax, le PSV ou le Feyenoord (35 titres à eux trois sur 37 possibles depuis 1980-81). A la différence du PSG (dont les échecs répétés en Ligue des champions sont parfois expliqués par le manque de niveau de la L1), l’Ajax ne surdomine pas son championnat qu’il n’a d’ailleurs plus remporté depuis 2014 (quatre échecs consécutifs à la deuxième place).

Mais le recordman de titres aux Pays-Bas (33) livre bien souvent un combat à trois et inflige quelques claques au reste des équipes (5-2, 4-1 et 6-2 sont les scores de ses trois dernières victoires, 155 buts inscrits cette saison). Les hommes d’Erik Ten Hag sont actuellement en tête de leur championnat (grâce à une meilleure différence de but) au cours d’une saison où ils n’ont perdu que quatre fois, dont deux défaites cinglantes face à ses grands rivaux (3-0 à Eindhoven et un 6-2 à Rotterdam). 

Nicolas Couet