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Ligue des champions: pourquoi l'Atalanta se nomme ainsi

Le PSG affrontera mercredi soir l'Atalanta en quart de finale de Ligue des champions (21h, sur RMC Sport). L'occasion de se pencher sur ce nom de club unique, et directement issu de la mythologie grecque.

A force de la voir performer sur la scène italienne et européenne, on commence à bien connaître son entraîneur, Gian Piero Gasperini, son style de jeu extrêmement séduisant, et ses hommes forts. Mais son identité, son histoire, un peu moins. Mercredi soir, en quart de finale de Ligue des champions (21h, sur RMC Sport), ce n'est pas l'AC Bergame, le FC Bergame, ou l'Athlétique Bergame que rencontrera le PSG, mais l'Atalanta Bergame. Un club au nom unique et mythologique.

Pourquoi le club phare de la petite ville lombarde (120.000 habitants) se nomme ainsi? Pour le savoir, il faut remonter plus d'un siècle en arrière. En 1907 exactement, l'année de sa création.

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Un symbole de vitesse et de compétitivité

En ce début de XXe siècle, il existe déjà deux clubs à Bergame, dont la Giovane Orobia. Mais en 1907 donc, cinq membres de la Giovane Orobia décident de claquer la porte pour fonder leur propre "société sportive". Ces derniers, étudiants amateurs de littérature classique et de mythologie, choisissent une figure féminine pour représenter leur nouvelle écurie: celle d'Atalante. Une héroïne grecque, chasseresse redoutable, et membre de l'expédition des Argonautes.

Selon la légende béotienne, Atalante, que son père voulait absolument marier, décida de ne prendre pour époux que celui qui parviendrait à la battre à la course. Tuant au passage... tous les perdants. Atalante incarne donc la vitesse, mais surtout la compétitivité extrême. A l'image de l'Ajax Amsterdam, du nom du héros de la Guerre de Troie connu pour sa force et son courage, les fondateurs de l'Atalanta Bergame ont donc voulu mettre en avant les valeurs inspirées par l'héroïne.

C'est d'ailleurs une représentation de sa tête que l'on trouve aujourd'hui sur le logo du club, utilisé depuis 1993. C'est aussi pour cela que la formation italienne est surnommée "la Dea", la déesse. Le raccourci est pourtant un peu erroné: Atalante n'était pas une déesse, mais une héroïne mortelle, bien que princesse de naissance. Les Parisiens peuvent donc se rassurer...

CC