RMC Sport

Ligue des champions : Subasic flambe, pas Monaco

-

- - AFP

L’AS Monaco a fait match nul face au Benfica Lisbonne, ce mercredi, en Ligue des champions (0-0). Dans une rencontre qu’ils auraient longtemps pu perdre, et qu’ils n’ont ensuite pas su gagner à onze contre dix, les Monégasques, décevants, peuvent dire un grand merci à Danijel Subasic, impérial dans les buts.

Du point de vue comptable, on ne saurait tirer quelconque conclusion du nul obtenu par Monaco contre Benfica (0-0). Deuxième du groupe, un point derrière Leverkusen et un devant le Zenit, l’ASM reste en course pour la qualification, avant une phase retour où elle se déplacera deux fois. L’unique certitude, c’est que ce résultat aux conséquences encore inconnues doit beaucoup, pour ne pas dire tout, à un Subasic un ton au-dessus de la mêlée. Auteur de trois parades brillantes et au moins autant d’interventions décisives, le portier monégasque a assuré le minimum à un Monaco retombé dans ses travers d’approximations.

Les hommes de Jardim sortaient pourtant d’une première. Face à Evian, samedi, ils avaient marqué deux buts dans le même match (2-0), pour la toute première fois, après douze rencontres cette saison. Ils jouaient donc leur match de Ligue des champions après un succès, contrairement à leurs deux premières sorties continentales, intervenues après les revers Lyonnais et Niçois. Mais de spirale vertueuse, il n’a pas été question ce mercredi. Comme lors des deux précédentes journées, ils se sont montrés appliqués, guère plus. Séduisants par à-coups, ils ont concédé beaucoup d’occasions, sans pouvoir inverser la tendance après l’expulsion de Lisandro, pour un tacle bien trop haut sur Moutinho (76e).

Ocampos rate le coche

Equipe la moins prolifique de la compétition avec… Benfica (un but chacune), Monaco, qui a perdu Berbatov sur blessure (32e), peut remercier les gants, brûlants, de Subasic qui a écoeuré tour à tour Lima (39e), Gaitan (59e) et Salvio (67e). Certes, si Ocampos n’avait pas saccagé un service du Bulgare (5e), seul devant le but vide, les joueurs de la principauté auraient pu espérer un dénouement plus heureux, mais c’est là tout ce qu’il y a à ruminer. Cette gigantesque occasion est quasiment la seule, hormis le sursaut rouge et blanc dans les ultimes minutes. Insuffisant pour entrevoir sereinement la phase retour. Largement assez en revanche, pour nourrir de sacrés regrets si l’ASM venaient à échapper la qualification à deux points près.

A.T.