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Lille-Copenhague : en session de rattrapage

Florent Balmont

Florent Balmont - -

Battu à Copenhague la semaine passée (1-0), Lille va tenter de se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des Champions, ce mercredi lors du barrage retour (20h45). Une mission ardue pour une équipe encore en rodage.

Le problème lorsque l’on monte très haut, c’est que la chute peut-être vertigineuse et faire très mal. Le LOSC espère ne pas le vérifier ce mercredi face à Copenhague. Mais après être passés complétement à côté de leur sujet au match aller, les Nordistes sont dans une posture peu enviable. S’ils n’étaient pas tête de série de ce barrage, les Dogues s’avançaient toutefois avec l’étiquette de grands favoris de leur confrontation avec le club danois. Un statut qu’ils n’ont pas honoré la semaine passée. « On a pris conscience qu’on n’a pas montré le meilleur visage du LOSC. On a revu les images et on a vu qu’on est tous passés à côté du match, avoue Aurélien Chedjou. On s’est fait bouffer, surtout dans la conservation du ballon. »

Mais l’avantage d’un but rassure à peine Ariel Jacobs, l’entraîneur belge de Copenhague. « Je suis persuadé que nous n’avons pas vu le vrai Lille au match aller, déclare-t-il. (…) C’est un bel avantage mais il ne nous donne aucune garantie. C’est juste un petit bonus que nous avons. J’essaye d’inculquer ça aux joueurs. » Son homologue lillois, Rudi Garcia, n’envisage d’ailleurs aucun autre scénario qu’une qualification. « On ne l’envisage pas. Rendez-vous après le match et on verra si la question est toujours d’actualité, lâche-t-il sur un ton sec. On sera très déterminé pour obtenir la qualification, donc il faudra être performant dans tous les domaines. »

Garcia : « Il faudra être intelligent »

Et s’il y a bien un domaine dans lequel le LOSC devra être performant pour cette rencontre capitale, tant sportivement qu’économiquement, c’est en défense. Lors de ses quatre premiers matchs officiels depuis le début de saison, Lille a toujours encaissé au moins un but. Sans un Mickaël Landreau au sommet de son art ce week-end, l’addition aurait même pu être très salée face à Nice (2-2). Problème, pour leur première européenne dans le Grand Stade, les champions de France 2011 devront surtout attaquer pour combler leur retard d’un but.

« Un des paramètres de l’équation est qu’il faut marquer mais on a tout intérêt à être beaucoup plus solide qu’on ne l’est depuis début saison, prévient Rudi Garcia. Si on encaisse un but, ce ne sera pas rédhibitoire mais ça compliquerait la tâche. Il faudra être intelligent. » Le club du président Michel Seydoux peut en tout cas puiser dans son passé récent pour se dire que l’obstacle n’est pas infranchissable. Lors des deux précédents barrages de Ligue des Champions disputés par les Nordistes, la qualification a été au rendez-vous, en 2001-2002 face à Parme (2-0, 0-1) et en 2006-2007 face au Rabotnički Skopje (3-0, 1-0). Une performance que Copenhague n’a réussi que deux fois sur huit depuis 2000. Les Lillois espèrent sans doute que cette mauvaise habitude danoise se prolongera encore une saison.

Alexandre Alain avec Jean Bommel