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Lille, opération rachat

Aurélien Chedjou

Aurélien Chedjou - -

Dans une situation délicate en Ligue des champions après sa défaite d’entrée face au BATE Borisov, le Losc se rend à Valence ce mardi soir (20h45) avec l’espoir de se relancer dans la course aux huitièmes de finale. Mais il n’est pas favori.

« Contre Valence, tout le monde nous donne perdant », remarque Rudi Garcia. Contrairement au championnat de France, la Ligue des champions offre au Losc une position d’outsider qui lui convient finalement à merveille. Quoi de plus normal après tout ? Les Dogues ne joueront-ils pas à Mestalla, une forteresse souvent imprenable ? Quant au passé européen des Lillois, il ne pèse pas bien lourd face aux quatre titres continentaux du FC Valence (1962, 1963, 1980 et 2004). « Valence est un grand d’Espagne, enchaîner Rudi Garcia. Le challenge est très compliqué. A nous d’être capables de gagner en efficacité. On a besoin de prendre des points. Quand on les perd à l’extérieur, il faut aller les récupérer à l’extérieur. Comme en championnat. Sauf qu’en Ligue des champions, le championnat est très court. L’urgence est d’autant plus importante. »

Mal à l’aise quand ils doivent absolument gagner, comme ce fut le cas lors de l’inauguration du Grand Stade (1-1 contre Nancy) ou il y a quinze jours face au BATE Borisov (1-3) en Ligue des champions, les Lillois abordent ce deuxième match en C1 plus détendus que ce que leur position pourrait le laisser supposer. « On n’est pas dans le rouge », tempère ainsi Mathieu Debuchy. Et puis, comme le Losc, Valence a aussi perdu son premier match européen, certes face au Bayern Munich (2-1).

Lille privé de Mavuba, Kalou et Martin

Le rendez-vous des perdants s’annonce donc très excitant et, espérons-le, indécis, pour une formation nordiste en quête de réalisme. « A Rennes, on a eu 60% de possession », rappelle Rudi Garcia qui sera privé de Rio Mavuba (ménisque), Salomon Kalou (ischio-jambiers) et Marvin Martin (adducteurs). Secrètement, Lille, qui court après une première victoire depuis fin août (2-0 face à Copenhague), espère donc se réveiller à Mestalla. Et il ne fait en tout cas aucun complexe. « Sinon ça ne sert à rien de venir ici, soutient Debuchy. On vient avec de grosses ambitions, gonflé à bloc pour obtenir un bon résultat. » Celui-ci sera peut-être facilité par l’absence d’une vieille connaissance, Adil Rami, suspendu après son expulsion à Munich. Les absents n’ont-ils pas toujours torts ?