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Montpellier, entre angoisse et frissons

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Pour ses premiers pas en Ligue des champions, c’est un Montpellier mal en point qui défie Arsenal ce mardi soir à la Mosson (20h45). Face aux partenaires d’Olivier Giroud, les champions de France veulent profiter de l’événement pour créer la sensation.

Une victoire, un nul et trois défaites. Rarement un champion de France sortant a affiché un bilan aussi catastrophique avant d’entamer sa campagne européenne. Pas de chance, Montpellier ne débute pas la compétition contre n’importe qui. Ce mardi soir à la Mosson (20h45), c’est Arsenal, invaincu en quatre matches de Premier League, qui se présente face aux joueurs de René Girard.
« Je sais que tout le monde se demande comment on va être mangé, mais je suis sûr qu'on sera présent, riposte le coach héraultais, qui a participé à trois C1 comme joueur avec Bordeaux. J'ai pour habitude de ne pas me laisser abattre. C'est un match exceptionnel. On ne joue pas Arsenal tous les jours. Il n'y a pas d'inquiétude, mais de l'excitation car c'est une compétition qui demande beaucoup d'envie et de détermination. Figurer parmi les 32 meilleures équipes européennes, c’est énorme. »

Girard promet « l’enfer aux Anglais »

Enorme comme les 15 participations consécutives des Londoniens en C1. A côté, forcément, les 32 matches européens de Montpellier (aucun en Ligue des champions) ne pèsent pas bien lourd. Et pour ne rien arranger, Olivier Giroud, symbole du Montpellier flamboyant de la saison passée, sera dans le camp d’en face. Du coup, on se demande effectivement comment les partenaires de Younes Belhanda parviendront à dominer les Gunners, mais aussi à se sortir d’une poule dans laquelle figurent les Allemands de Schalke 04 et les Grecs d’Olympiakos. « Il n'y a aucune conviction, reconnait Girard. Mais j'espère que demain (mardi), on aura 30 000 supporters et pas 30 000 spectateurs. »
Habitué à manger du caviar, le public montpelliérain goûte depuis cet été au pain noir. Pour le premier rendez-vous de son histoire en Ligue des champions, son équipe a néanmoins une occasion en or de le faire à nouveau chavirer. Pour l’occasion, René Girard a même décidé d’adopter un discours guerrier : « Les mauvais moments, on doit les partager, lâche le technicien héraultais. Depuis trois saisons, on n'a vécu quasiment que des bons moments. Je vais donc faire un petit appel au peuple pour que mardi soir, ce soit l'enfer pour les Anglais. »

Aurélien Brossier (avec J.L.)