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Pedretti : « On les attend de pied ferme »

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Satisfait du jeu pratiqué par son équipe malgré la défaite (1-0) face au Zénith Saint-Pétersbourg en barrage aller de la Ligue des champions, le capitaine de l’AJA croit plus que jamais en les chances de qualification de l’AJA.

Benoît Pedretti, comment analysez-vous cette défaite ?

Le Zénith est une équipe de grande qualité qui était plus en forme que nous. On prend un but largement évitable sur un manque de concentration. Après, on rentre bien dans le match, on arrive à gagner les duels, on joue de l’avant. On se crée des occasions, on tape le poteau. On les a mis en danger sur coups de pieds arrêtés, mais on ne marque pas. C’est frustrant de repartir avec 1-0 mais on a fait un bon match et on n’a pas hypothéqué nos chances pour le match retour.

Qu’avez-vous pensé de cette équipe du Zénith ?

Ils ont un système qui ressemble à celui de Lyon avec un joueur devant la défense et deux milieux offensifs. Avec Danny et Lazovic, ils disposent des joueurs de côté capables de faire la différence, et devant Kerzhakov est très fort. Avant le match, on craignait cette équipe. On a prouvé qu’on pouvait faire jeu égal avec eux. Ils ont de grosses individualités mais on a su faire bloc.

Quel sentiment a prédominé dans le vestiaire à l’issue de la rencontre ?

On a prouvé qu’on n’était pas ridicule face à équipe qui joue régulièrement la Ligue des Champions. L’équipe est très contente d’avoir préservé ses chances, d’avoir donné une bonne image du club et de la France. Dans une semaine, le contexte sera différent, on sera à la maison. Ils vont faire le voyage et on les attend de pied ferme.

On ne vous attendait pas forcément à ce niveau dès le mois d’août ?

Dans les gros matchs, on a toujours su élever notre niveau de jeu. Il n’y avait pas à paniquer. Ce qui fait la différence, c’est la concentration. Elle nous a manqué pendant cinq minutes. Il faut être maître de soi parce qu’ils sont un peu provocateurs, ils essaient de chauffer.

Quelles différences avez-vous ressenti par rapport à la Ligue 1 ?

Il y avait plus d’espaces aujourd’hui qu’en championnat. En France, le pressing est très dense, dès que l’on touche le ballon, on a tout de suite deux joueurs sur le dos. Là, on avait le temps de jouer, avec la possibilité de créer des décalages. La différence s’est faite dans les zones de vérité où ils ont été plus efficaces que nous.

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