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Pires : « La C1 va faire du bien à Arsenal »

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Bien qu’éliminé par Arsenal en Ligue des Champions, Robert Pires n’en veut pas à son ancien club. Emu par l’hommage que lui a rendu le public des Gunners, le milieu de terrain de Villarreal voit même dans la Ligue des Champions une opportunité pour les hommes d’Arsène Wenger de sauver leur saison.

Robert Pires, vous êtes vous remis de vos émotions après la standing-ovation que vous ont réservé les supporters d’Arsenal ?
Ce que le public de l’Emirates Stadium a fait, je ne m’y attendais pas. Je l’avais un peu anticipé mais je ne pensais pas sincèrement, que ce serait aussi fort. J’en ai eu la chair de poule. D’habitude, les supporters s’en vont toujours avant la fin du match. Là, quand je les ai vus m’attendre, se lever, m’applaudir et crier mon nom, j’étais vraiment ému. Mais cela ne m’étonne pas de la part des Anglais qui n’oublient pas ce que l’on n’a pu faire, ce que l’on a gagné.

Vous devez être déçu du résultat forcément…
Oui, on est déçu. On avait un bon coup à jouer. Sur le match de mercredi soir, ils ont été beaucoup plus forts que nous. Il n’y a rien à dire. Leur victoire est méritée. De toute façon, notre élimination se fait sur le match aller. Lorsque vous faites 1-1 chez vous, c’est compliqué, face à ce genre d’équipe, d’aller gagner chez eux. Les Gunners ont une certaine expérience et puis, en plus, ils avaient avec eux l’apport du public. Il a été énorme. Il a chanté tout le match.

Arsenal était pourtant assez diminué en défense.
On voulait se baser là-dessus. Ils avaient des joueurs qui avaient débuté mais qui n’avaient pas beaucoup de matches dans les jambes. Mais bon, on s’aperçoit que dans un grand club, les titulaires comme les remplaçants répondent présent.

Vous avez pu vous entretenir avec votre ancien coach à Arsenal, Arsène Wenger ?
Oui. Je l’ai vu. On a discuté un peu à la fin du match. Je l’ai senti soulagé. Je pense qu’il était un peu tendu avant la rencontre. Il avait conscience que le match serait difficile et qu’on pouvait faire douter ses joueurs.

On a l’impression qu’avec cette demi-finale de Ligue des Champions, Arsenal est en passe de sauver sa saison.
La C1 est importante pour eux. Arsenal va peut-être finir sa saison sans aucun titre. Je pense que cette compétition va leur faire du bien. Cette équipe est très jeune, a été beaucoup critiquée ces derniers mois mais elle a fini par reprendre sa marche en avant.

Votre club, Villarreal, n’est pas au mieux non plus en championnat. Le Sous-Marin Jaune va devoir se battre jusqu’au bout pour retrouver la Ligue des Champions la saison prochaine.
Aujourd’hui, on est trois équipes, voire quatre avec Malaga, à s’accrocher pour s’emparer du dernier billet pour la C1 l’année prochaine. C’est vrai qu’on a marqué le pas, mais le fait d’avoir eu des blessés importants, comme Santi Cazorla ou Marcos Senna, nous a fait mal dans l’entrejeu. Il ne nous reste plus que la Liga et on sait ce qu’il nous reste à faire. Quelque part, on avait encore en tête la Ligue des Champions et c’est ce qui nous a probablement fait défaut. On n’a peut-être pas l’expérience des quatre équipes qui visent encore la C1 mais je suis persuadé qu’on est capable de récupérer cette quatrième place.

Vous avez prolongé votre contrat d’une saison avec Villarreal (jusqu’en juin 2010). Irez jusqu’au bout de votre engagement ?
Bien sûr, quoi qu’il arrive. Je remercie d’ailleurs le président pour sa confiance et pour avoir renouvelé mon contrat pour une saison. Il m’a envoyé un signe assez fort. A moi de bien gérer mes efforts et d’être performant sur le terrain.

La rédaction