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PSG-Anderlecht : Paris, l'accroc surprise

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Trop apathique en première période, surpris par un but au milieu de la seconde, le PSG a obtenu le nul contre Anderlecht (1-1) grâce à un but d’Ibrahimovic. La qualification pour les 8es de la Ligue des champions n’est pas encore officielle.

D’abord, le constat comptable. Tenu en échec par Anderlecht (1-1) au Parc des Princes, le PSG n’est toujours pas officiellement qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Ses six points d’avance sur Benfica, troisième du groupe, lui donnent une marge suffisante pour ne pas s’alarmer avec encore deux matches à jouer. Mais il faudra battre l’Olympiakos, fin novembre, pour s’assurer une première place promise aux Parisiens depuis la première journée. Ensuite, le constat du jeu. Avec un Paris trop longtemps « endormi » et brouillon pour mériter beaucoup mieux.

A force d’être encensé comme une machine implacable, le PSG a-t-il entamé ce match avec ce petit engagement mental en moins qui peut vous faire mal en Europe ? A voir la première période, la question se pose. Quarante-cinq premières minutes où un sentiment d’apathie généralisé se constatait côté parisien. Peu d’inspiration, une kyrielle de longs ballons imprécis : les hommes de Laurent Blanc affichaient tout sauf leur visage des dernières semaines. Bien sûr, si la tête de Lavezzi, sur une service de Motta (11e), avait trouvé le cadre, les Parisiens auraient peut-être déroulé. Pareil pour la surpuissante demi-volée de Zlatan Ibrahimovic sur une merveille de ballon de Verratti (17e). Mais aucun des deux n’a marqué. Et le « sommeil » parisien permettait aux Belges de prendre peu à peu confiance. Au point de se créer plusieurs occasions dangereuses.

Une leçon à retenir

Un tir de Mitrovic au-dessus des cages de Sirigu (27e). Une frappe de l’international serbe sur laquelle le portier italien se couchait bien (33e). Puis une reprise acrobatique non cadrée de Praet (34e) sur un centre de N’Sakala. Et Sirigu de donner de la voix pour réveiller les siens. Difficile, alors, de reconnaître les deux équipes qui avaient offert une démonstration parisienne (5-0) il y a deux semaines. Le public sombrant parfois dans l’incohérence intellectuelle, quelques (rares) spectateurs s’amusaient même à… siffler les troupes de Laurent Blanc à l’heure des 15 minutes de pause. On leur rappelle, tout de même, que leur club reste en tête de la L1 et de son groupe de C1…

Peut-être motivé par ces énergumènes à la mémoire très courte, les joueurs du PSG repartaient dans le bon sens au retour des vestiaires. Deux minutes après l’entrée de Thiago Silva, auquel les spectateurs rendaient un vibrant hommage vocal pour son retour de blessure, Lucas était à la réception d’un merveilleux piqué de Zlatan et voyait sa reprise passer à quelques centimètres du but belge (65e). On croyait alors Paris en route vers le succès. Le but de Demy de Zeeuw, le premier pour Anderlecht en C1 cette saison, changeait la donne (0-1, 68e). Mais pour débloquer les choses, comme souvent, il y a Zlatan. Décalé par Matuidi, le géant suédois voyait son tir heurter le poteau avant de pousser le ballon dans le but vide (1-1, 70e), sa septième réalisation de la saison en Ligue des champions (record du PSG, par George Weah, égalé). Malgré la tentative de Javier Pastore (89e) face à des Belges réduits à dix lors des dix dernières minutes, plus rien ne sera marqué et le PSG reste invaincu en C1 sur les douze derniers matches (8 victoires, 4 nuls). Mais Anderlecht l’a prouvé : aucun relâchement n’est permis en Europe. Une leçon à retenir à l’heure des gros matches du printemps.

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Alexandre Herbinet