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PSG-Chelsea : Zlatan rate, Zlatan casse

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Attendu au tournant, Zlatan Ibrahimovic a tout raté face à Chelsea (3-1). Maladroit et impliqué sur le but des Blues, le Suédois n’a rien fait pour faire taire ses détracteurs. Et sa blessure en fin de match a transformé sa soirée en véritable cauchemar.

L’image est brutale. Zlatan Ibrahimovic tombant à la renverse. Terrassé par une vive douleur à la cuisse droite après un contact avec David Luiz. Le temps semble suspendu autour du Suédois, allongé sur la pelouse du Parc. Une image forte et des craintes, déjà, autour d’une blessure sérieuse pour le Suédois et un forfait, sûrement, pour le quart de finale retour de Ligue des champions contre Chelsea. Le symbole de la soirée cauchemar de l’ancien Milanais.

Roi incontesté et incontestable en Ligue 1, longtemps au-dessus du lot en Ligue des champions mais face à des adversaires plus faibles (Anderlecht, Leverkusen), Zlatan était attendu au tournant ce mercredi face à Chelsea. D’autant que lui-même le confessait : il était dans la forme de sa vie. Le hic, et il est majeur, c’est que cela ne s’est jamais vu sur la pelouse du Parc.

 « Ibra » s’est pris les pieds dans son propre jardin. Certes, il aura magnifiquement lancé Lavezzi dans le dos de Gary Cahill (24e). Mais ce sera à peu près tout… de bon. Le mauvais ? Une implication inexistante dans le jeu en première période. De grosses approximations techniques, indignes de son talent et, bien évidemment, du niveau requis en quarts de finale de la Ligue des champions. Mais surtout, une perte de balle fatale et un pressing trop lâche sur Willian, qui peut alors servir Oscar, fauché par Thiago Silva dans la surface (27e). On connait la suite.

Blanc : « Zlatan en aura certainement pour quelque temps »

Zlatan Ibrahimovic aurait pu redorer son blason. Raviver son talent et son orgueil en seconde période, lorsque certains cadres aux abonnés absents (Verratti, Motta) ont, eux, monté le volume. D’ordinaire, il l’aurait fait. Il aurait fait taire les détracteurs d’une aile de pigeon. D’un coup franc fracassant. Ou d’une passe décisive carrément… inventée, sauvant ainsi un match insipide de sa part. Mais pas cette fois. Un tir, un seul en 70 minutes passées sur le pré, et 62 % de passes réussies, le plus mauvais total des 22 joueurs de champ : insuffisant pour rejoindre Ezequiel Lavezzi dans la catégorie du meilleur joueur. Ni Javier Pastore dans celui du sauveur. Rôle qui lui est, en principe, dévolu.

Si l’intéressé veut se consoler, il pourra toujours se dire que son autre compère d’attaque, Edinson Cavani, a à peine fait mieux (2 tirs, 1 cadré) dans l’axe. Mais l’Uruguayen ne vit pas, comme lui, un état de grâce en Ligue 1. Reste cette blessure aux ischios-jambiers droits. « Il voulait continuer, mais je pense que ce n’était pas raisonnable, indique Laurent Blanc, l’entraîneur parisien. Il en aura certainement pour quelque temps. » Le staff médical du PSG va se donner 48 heures pour bien localiser sa blessure et estimer la durée de son indisponibilité. Des examens sont prévus vendredi. Le réconfort pour Zlatan Ibrahimovic, d'ores et déjà forfait pour la réception de Reims, samedi, est venu des lèvres de son ami Maxwell. « Tu nous as tellement donné qu'aujourd'hui, c'est à nous de t'offrir quelque chose de beau » a lâché le Brésilien au Suédois.

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La rédaction