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PSG-Leipzig: comment Tuchel a remporté son duel tactique avec Nagelsmann

Le PSG a surclassé Leipzig, mardi à Lisbonne, en demi-finale de la Ligue des champions (3-0). Un match qui a permis à Thomas Tuchel de prendre le dessus sur Julian Nagelsmann, son ancien joueur à Augsbourg. En alignant un 4-3-3 avec un trio offensif de feu, le coach parisien a totalement déjoué les plans de son compatriote.

C’est un résultat qui ne laisse pas de place au débat. Aux quatre coins de l’Europe, les observateurs s’accordent à dire que le PSG a surclassé Leipzig, mardi à Lisbonne, en demi-finale de la Ligue des champions (3-0). Sur la pelouse du stade de la Luz, les champions de France n’ont laissé aucun espoir aux outsiders allemands, incapables de les mettre en danger. Une copie parfaite à mettre au crédit de Thomas Tuchel.

Un schéma pour dominer

Pour ses retrouvailles avec Julian Nagelsmann, son ancien joueur et adjoint à Augsbourg, le coach parisien a choisi d’imprimer le tempo. Plutôt que d’élaborer une tactique sur mesure pour contrer le RB Leipzig et son collectif bien huilé, il est resté fidèle à son plan de jeu. Comme face à l’Atalanta Bergame, en quart de finale (2-1), Tuchel a choisi d’aligner un 4-3-3.

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Avec trois éléments dans l’entrejeu et un trio offensif virevoltant. "Ce n'est pas le moment de changer de structure, car ce n'est pas un match où on peut faire la différence avec la structure. Le RB Leipzig sait s'adapter à l'adversaire. Et les joueurs sont bien dans cette structure", a expliqué l’entraîneur parisien, juste avant le match sur RMC Sport.

L’activité des milieux parisiens

En l’absence de Marco Verratti (trop juste pour débuter) et Idrissa Gueye (victime de douleurs musculaires), Marquinhos, Ander Herrera et Leandro Paredes se sont chargés d’animer le milieu de terrain. Avec brio. Omniprésent devant sa défense, "Marqui" a livré un match de taulier. Au-delà de sa tête rageuse sur l’ouverture du score, le Brésilien a été précieux au duel et dans la circulation du ballon. Idem pour Paredes, un cran plus haut, qui a fait parler sa grinta et sa vista.

Dans un style plus sobre, Herrera a lui aussi fait bonne impression en multipliant les courses de repli et les sorties de balle propres. Face à ce trident ultra-mobile, le milieu de terrain de Leipzig, censé être le point fort de l’équipe, n’a jamais réussi à imposer son rythme. Pire, les coéquipiers de Marcel Sabitzer ont été étouffés par l’activité incessante des Parisiens, qui leur ont imposer un pressing haut et intense.

Icardi laissé sur le banc

Pour composer sa ligne offensive, Tuchel a également choisi de se passer de Mauro Icardi, décevant face à la Dea. Pour mieux lancer ses trois phénomènes: Angel Di Maria, Neymar et Kylian Mbappé. Une manière de privilégier la vivacité, la percussion et l’explosivité. Là encore, un choix largement payant. L’Argentin a été dans tous les bons coups, délivrant deux passes décisives pour Marquinhos et Bernat, tout en marquant le but du break sur une passe géniale de Neymar.

Comme la semaine passée, l’artiste brésilien a encore livré une partition de très haut niveau. Et comme la semaine passée, il ne lui a manqué qu’un but, même s'il a touché deux fois le montant droit de Peter Gulacsi. Reste que son association avec Kylian Mbappé, un peu moins remuant que ses deux compères, a fait très mal aux récents 3es de Bundesliga. Sous pression constante, les troupes de Nagelsmann n’ont eu d’autre choix que de reculer dans leur camp. Et subir comme rarement. Une position inhabituelle qui a fait complètement déjouer Leipzig, incapable de ressortir de bons ballons. Et, au final, totalement impuissant face aux champions de France.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur