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Riolo : "Encore un quart pour le PSG !"

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Retour sur la qualification du PSG en quarts de la Ligue des champions, décrochée ce mercredi avec une deuxième victoire contre Chelsea (2-1).

Rabiot, là où on attendait Pastore pour remplacer Verratti, Blanc opte pour plus de sécurité au milieu. Surtout, il ne veut pas déroger à son 433 « classique ». La première relance de Rabiot qui offre une grosse occasion aux Blues fait douter du choix. Mais la suite est plus rassurante. Non seulement le jeune Parisien se rattrape, mais il est au milieu, le meilleur de l’équipe. A côté de lui, Motta est juste dans le jeu court, mais sa lenteur inquiète quand Chelsea accélère et met la pression.

Le PSG maîtrise une grosse partie de la première période. En jouant avec sérénité, en cherchant à jouer propre, Paris domine. Chelsea attend et essaye de sortir vite.

A 1-0, le PSG dégage beaucoup de force.

Mais le dernier quart d’heure va être terrible. C’est comme si les Blues faisaient en retard ce qu’on attendait au début du match. De la pression, des coups, de l’intensité, un vrai match de Coupe d’Europe. Les Blues avaient-ils en tête d’attendre le plus longtemps possible avant de mettre le feu pour jouer le petit 1-0 ?

La pression des Blues met le PSG en grande difficulté. Pas habitué à subir une telle intensité, le milieu souffre et Motta est souvent limite. Les Parisiens jouent en arrière. Le bon début de match est oublié. L’égalisation est logique et enflamme Stamford Bridge.

Paris manque alors de création. Seul Di Maria, qui dézone quasi en permanence, et Lucas, quand il parvient à avoir de l’espace, créent des décalages.

Faire descendre le rythme du match, éviter la pression, c’est ce que Paris s’efforce de faire. Mais ce qui est sûr, c’est que Paris ne va pas transformer ce match en partie de L1… En égalisant, Diego Costa vient rappeler que la LDC, c’est autre chose !

A la pause, à 1-1, Paris est toujours qualifié. Mais la façon dont Chelsea sort, l’agressivité que mettent les Blues, rien n’est réellement rassurant.

D’abord à l’aise, le milieu parisien a ensuite morflé. Matuidi n’est pas au top et ne fait que se battre. Motta est en souffrance sans Verratti. Quant à Rabiot, il marque certes, mais semble souvent juste face à la pression. Face à un Chelsea qui aligne beaucoup de joueurs offensifs, le jeu long, rapide de Pastore pourrait aider.

Ibra ? Passeur décisif, il a par ailleurs été plutôt discret, souvent hors jeu. Ses décrochages inutiles n’ont rien apporté.

La seconde période confirme la tendance. Paris est trop nonchalant, absent du combat.

Le score est toujours en leur faveur, mais le danger guette.

Les séquences de possession, le pied sur le ballon, le jeu « classique » du PSG est-il compatible avec ce niveau là ? C’est parfois la question qu’on se pose devant l’incapacité à changer de rythme.

La sortie de Diego Costa à la 60è n’est pas une mauvaise nouvelle pour Paris. Ça ressemble même à un tournant.

Ibra est de plus en plus à son niveau en Ligue des champions. Seul un but peut sauver sa piètre prestation.

Le temps qui passe et la pression qui s’estompe jouent pour le PSG.

La rédemption vient pour Motta et Ibra. Le premier, d’une ouverture lumineuse trouve Di Maria. Son centre est repris par Ibra ! 2-1, c’est fini ! C’est la première fois qu’Ibra marque dans un match retour couperet à ce niveau !! Il était temps !

Chelsea n’a pas été loin de faire très mal au PSG, mais sa terrible pression n’a pas pu être maintenu assez longtemps. La force des Parisiens a peut-être été de tout faire pour rester calmes. De subir la tourmente sans faillir, grâce notamment à une défense solide et a un Trapp excellent !

Le PSG termine facile. Dès la sortie de Costa, c’est comme si Chelsea avait perdu son souffle.

Sur les deux matches, Paris aura tremblé, c’est vrai, mais surtout entre la 25e et la 60e de la deuxième manche.

Sur l’aller et le retour, au-delà des doutes suscités parfois, les choix de Blanc ont été validés.

Allez, espérons un petit peu de chance au tirage maintenant, pour que le PSG voit autre chose que Londres et la Catalogne au printemps. En battant deux fois Chelsea, le PSG va pour la 4e fois de suite en quarts de finale de la LDC. C’est remarquable.

Daniel Riolo