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Riolo: L’échec du PSG, et après?

Et si derrière Paris, c’est tout notre foot qui était en péril…

Derrière le nouvel échec du PSG, il y un constat qui, à bien y regarder, fout les jetons.

On a dit, on dira et on analysera les raisons du nouvel échec. Je vais juste me borner à répéter ce que j’ai souvent dit. Chaque année, l’espoir naît, mais au final on se heurte à une évidence. Depuis 2013, le PSG n’a pas réellement avancé. Depuis le départ raté d’Ancelotti, rien n’a bougé.

J’aimerais avancer et concerner tout notre foot. Pendant que certains esprits simplets continuent de penser que notre foot se porte bien, que la compétitivité de notre L1 n’handicape pas nos clubs en Europe et que les parcours de l’ASM et OL la saison dernière sont la preuve d’un renouveau, force est de reconnaître que le bilan est bien sombre. Un parcours, un one shot ne dit rien de la santé véritable de notre foot. C’est de la poussière sous le tapis. L’aventure d’un soir n’est pas une histoire d’amour…

Même en étant ridicule, le PSG est de loin, très loin même le meilleur club français

Qu’on le veuille ou non, même en dépensant sans compter et en se plantant. Même en étant ridicule, le PSG est de loin, très loin même, le meilleur club français. Un représentant en bois, mais néanmoins notre seul et unique club sérieux en Ligue des champions.

L’OM et l’OL sont nos deux autres clubs avec une base, une structure susceptibles d’exister au niveau européen. Mais n’est-il pas trop tard? Et si je vous disais qu’il est d’ores et déjà trop tard. Où je veux en venir ? Aujourd’hui ces deux clubs sont à des années lumières d’un classement sérieux à l’UEFA. En quart cette année, j’anticipe, mais on peut se retrouver avec 4 ou 5 clubs anglais, 1 ou 2 espagnols, 1 allemand et 1 italien. Les Anglais délaissent parfois la compétition, mais quand ils veulent, ils sont là! C’est un ordre établi désormais! On est dans une Superligue qui ne dit pas (encore) son nom. De temps en temps, des équipes comme par exemple l’Atletico, Dortmund vont exister, mais jamais aller au bout. On aura chaque année un invité surprise, une génération, une équipe neuve, mais l’élite se resserre. J’ai reculé longtemps devant ce constat, mais c’est là sous nos yeux.

En France, ça joue les gros bras de la rivalité comme si nos armoires regorgeaient de trophées

L’OM et L’OL pour exister doivent doubler, tripler leur budget? Mais est-ce possible? Est-ce même prévu? Comment rattraper le retard alors même que le PSG qui a étalé des millions que nos autres clubs n’auront jamais n’y arrivent pas? Au basket, en Euroligue, on peut accéder à l’élite avec un ticket, une invitation. On pourrait miser là-dessus. Mais au mieux, ça permet de participer, rien d’autre.

En France, notre foot se tape dessus. Ça joue les gros bras de la rivalité comme si nos armoires regorgeaient de trophées. L’humilité n’est pas notre fort, loin de là. Simplement voir l’état de notre foot, de L1, ça arrache a gueule de toute notre belle corporation. N’avançons pas, continuons de penser que tout est génial… 

Daniel Riolo