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Transversales. Comment Makelele aurait fait jouer le PSG face à Manchester United

Dans un entretien accordé à William Gallas pour Transversales sur RMC Sport, Claude Makelele s'est confié sur sa vision du métier d'entraîneur. Et en a profité pour revenir sur l'élimination du PSG par Manchester United en Ligue des champions. Un manque de caractère et d'esprit de la gagne selon l'ancien adjoint de Carlo Ancelotti sur le banc parisien.

C'est de caractère, de niaque et d'envie de gagne coûte que coûte qu'ont manqué les joueurs du PSG face à Manchester United, lors de leur élimination en huitième de finale de Ligue des champions. C'est l'avis de Claude Makelele, qui a accordé un entretien exclusif à William Gallas pour Transversales sur RMC Sport.

"J'aurais dit 'les gars, ok, on n'est pas bien aujourd'hui'. Parfois je disais 'toi tu ne montes plus, toi non plus, toi non plus et on reste ici'. Pourquoi? Parce que vous avez des joueurs qui vont vite, raconte l'ancien adjoint de Carlo Ancelotti. Techniquement, ces joueurs sont bons mais ont besoin d'espace. Manchester ou pas, on s'en fout. On se met derrière, on va les faire venir un peu. Parce qu'ils sont obligés de venir à 2-1. Ils vont vouloir pousser, donc viens! Un petit contre, une fois, pam! C'est exactement ce que les Parisiens avaient fait à Manchester. ils avaient joué en transition. Mais par contre, on est solides. On est le PSG, ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est de nous qualifier. Le reste... on parlera après."

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"On met des coups mais on gagne!"

Une question d'efficacité mais surtout de mentalité. "En sortant des poules, c'est on gagne ou on gagne. On se met derrière et on gagne! On doit mettre des coups, on met des coups mais on gagne!, s'emporte l'ancien joueur du club. On ne se souvient que des gens qui gagnent et qui arrivent à la fin et prennent la coupe. Dix ans après, on se souviendra qu'ils ont pris la coupe, qu'ils étaient en finale ou en demi-finale, ce n'est que ça." 

Avec une marge réduite pour l'entraîneur qui, au coup d'envoi, n'a pratiquement plus de marge de manoeuvre. "C'est difficile en tant qu'entraîneur. A partir du moment où le match a commencé, ce sont les joueurs qui prennent le relais sur le terrain, rappelle l'ancien milieu des Bleus. Vous avez maximum dix minutes de correction. Chaque entraîneur le vit différemment mais c'est difficile, c'est frustrant."

A.Bo