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Vasilyev : "La Ligue des champions n’est pas obligatoire"

Vadim Vasilyev, le vice-président de l’AS Monaco

Vadim Vasilyev, le vice-président de l’AS Monaco - AFP

EXCLU. Vice-président de l’AS Monaco, Vadim Vasilyev était l’invité de Luis Attaque ce mercredi sur RMC. Au lendemain de la qualification de son équipe pour les 8es de finale de la Ligue des champions, il estime qu’il n’est pas « obligatoire » de la rejouer la saison prochaine.

Vadim Vasilyev, vous devez être heureux après la qualification de Monaco pour les 8es de finale de la Ligue des champions ?

C’est un bon feeling. Il y a les joueurs. Mais aussi le staff, technique et médical. Il y a beaucoup d’éléments. Il faut que ça marche ensemble.

Pourtant, l’équipe n’est pas très performante dans le jeu…

Vous n’avez pas vu le match à Toulouse (0-2 le week-end dernier) ? Venez dimanche au stade (contre l’OM, ndlr). Evidemment, c’est difficile d’être concentré quand on a trois matchs par semaine. Et surtout, on a beaucoup de jeunes joueurs. Je ne cherche pas d’excuses. Mais on n’a pas non plus beaucoup de joueurs sur le banc. C’est le challenge : changer l’équipe et se concentrer sur le prochain match.

Trouvez-vous qu'il y a des progrès ?

Maintenant, ça marche. C’est normal quand on a eu un changement ou une modification de stratégie, qu’il y ait une baisse pendant quelque temps. C’est tout à fait normal. Mais on revient, on remonte. La preuve, c’est la première place dans ce groupe (de Ligue des champions), qui était difficile. Je n’ai pas dit que nous étions du niveau du Real Madrid ou du Bayern Munich. On va y arriver, un jour. Il faut être honnête, réaliste. Je suis déjà fier que nous ayons fini premiers.

La qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions peut-elle vous faire recruter cet hiver ?

Non, non. La stratégie reste toujours la même. On ne change pas les décisions par rapport au fait d’avoir gagné un match. Pour l’instant, il n’y a rien de prévu. On n’a pas de négociations. Je crois vraiment en cette équipe, en ces joueurs. On ne va pas changer notre stratégie parce qu’on a gagné hier soir (mardi).

Donc il n’y aura pas d’arrivée…

Normalement, non. Sauf s’il y a vraiment quelque chose de très intéressant. Mais j’en doute.

L’actionnaire va-t-il rester longtemps à Monaco ?

Oui. Il est toujours là. Le président (Dmitry Rybolovlev, ndlr) a toujours envie, il est toujours passionné. Vous avez pu le voir hier soir dans les tribunes, à côté du Prince Albert. Il aime le foot. Il faut avoir un projet vraiment raisonnable, selon les moyens qu’on a. Donc il fallait modifier le projet. On a une enquête de l’UEFA qui est ouverte (sur le fair-play financier). Il y a aussi l’accord avec la Ligue qui nous coûte 50 millions (d’euros). C’est beaucoup, beaucoup d’argent.

Etes-vous toujours ambitieux ?

Oui, on a toujours des ambitions. Il fallait redimensionner le projet. Je comprends bien que les gens, les supporters, aient été déçus. Mais c’était nécessaire et ça va porter ses fruits. C’est un projet à long terme.

Comptez-vous finir dans les trois premiers en Ligue 1 ?

Je ne le dis pas. La Ligue des champions ? Qui a dit que c’était obligatoire ? Quelqu’un va gagner, quelqu’un va perdre. C’est le foot. Personne n’a la garantie de jouer tous les ans la Ligue des champions. C’est bien, mais ce n’est pas obligatoire (de la jouer). On est ambitieux, mais rien n’est garanti dans la vie.

Mais Monaco est un club riche, avec des moyens…

Quels moyens ? Pourquoi un club riche ? On a investi beaucoup d’argent, mais ça ne veut pas dire qu’on fait des bêtises. L’idée est d’équilibrer le club, de faire un bon travail. C’est un challenge.

Allez-vous garder Moutinho ?

Oui. Personne ne part.