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Mauritanie: le chef de l’Etat interrompt la Supercoupe pour gagner du temps

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Président de la République de Mauritanie, Mohamed Ould Aziz aurait décidé d’interrompre la rencontre de Supercoupe de son pays entre le FC Tevragh Zeina et l’ACS du Ksar samedi dernier. Le motif ? Le match était à 1-1 à la 63e et le chef de l’Etat n’avait pas de temps à perdre. La rencontre a donc été arrêtée pour se jouer directement aux tirs au but.

Imaginez un peu François Hollande l’esprit tourné vers un rendez-vous urgent, ou tout simplement fatigué ou lassé, décidant d’interrompre la finale de Coupe de France. C’est ce qui est arrivé en Mauritanie, plus précisément dans la capitale économique du pays Nouadhibou samedi dernier. Le FC Tevragh Zeina et l’Association Culturelle et Sportive du Ksar s’y disputaient la Supercoupe de Mauritanie, en marge des célébrations du 55e anniversaire de l’indépendance pays. La rencontre se déroulait normalement avec un score de parité (1-1) jusqu’à ce que l’arbitre décide de l’interrompre brutalement à la… 63e minute pour passer directement aux tirs au but.

Stupeur dans les tribunes et depuis, tollé dans tout le pays. Car l’explication relayée par les médias locaux semble à peine croyable. Présent dans les tribunes, le Président de la République de Mauritanie Mohamed Ould Aziz aurait décidé lui-même d’interrompre la rencontre. Pressé par un programme chargé, le chef de l’état en avait semble-t-il assez vu. Peu enclin à supporter jusqu’à son terme un match potentiellement à rallonge, il aurait ainsi précipité les choses sérieuses à savoir les tirs au but, exercice dans lequel le FC Tevragh Zeina se montrera le plus adroit.

Une version officielle peu convaincante

Il s’agit bien sûr, d’une version non-officielle des évènements. D’abord silencieuse, la fédération a ensuite tenté d’expliquer la situation en invoquant la nuit qui tombait et un éclairage insuffisant. Des conditions qui auraient empêché la bonne tenue de la cérémonie de remise des trophées. Une justification que le pays peine à avaler mais dont il devra se contenter. Plus de 30 ans après la mythique scène du cheikh Fahid Al-Ahmad Al-Sabah venu protester sur la pelouse contre l’attribution d’un but lors d’un match de la Coupe du monde 1982 entre la France et le Koweit, Mohamed Ould Aziz a fait encore plus fort.

la rédaction