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Paraguay, l’incroyable scénario

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Vainqueur du Venezuela aux tirs au but (0-0 ap, 5-3 tab) en demi-finale de la Copa America, le Paraguay jouera le titre face à l’Uruguay dimanche sans avoir remporté un seul match dans la compétition ! Il peut remercier son ange-gardien Justo Villar !

Inconsolable coach d’une « Vinotinto » au destin brisé, Cesar Farias évoquait la « chance incroyable » de son adversaire paraguayen, qualifié pour la finale de la Copa America au terme d’une irrespirable séance de tirs au but. Par trois fois en effet, ses joueurs ont touché les montants de Justo Villar dans l’antre de Mendoza. Rosales sur la barre (43e), Maldonado (93e) puis Arango sur coup-franc (96e) ont frôlé l’exploit, mais le gardien-capitaine des « Guaranis », digne successeur de Chilavert, tient la baraka de sa vie. Et comme face au Brésil en quarts, Villar s’est montré décisif lors de l’ultime séance de coups de pieds arrêtés en bloquant la tentative de Lucena.

Oublié l’affriolant 3-3 offert au public par les deux équipes en phase de poule. Dans les matchs décisifs, le Paraguay applique la même tambouille depuis des lustres. Organisation sans faille, engagement à la limite de la régularité et gardien de but faiseur de miracle. L’Espagne s’en souvient, qui ne s’était débarrassé de l’os sud-américain en quart de finale de la Coupe du Monde 2010 que grâce à un but de David Villa à dix minutes de la fin. Plus loin encore, la France avait tremblé en huitièmes de finale de « son » mondial 98 jusqu’à l’incroyable but en or de Laurent Blanc inscrit à la 114e.

Imbattable Villar

Après ses trois nuls en poules (0-0 contre l'Equateur, 2-2 contre le Brésil et 3-3 contre le Venezuela), la victoire aux tirs aux buts (0-0 ap, 2-0 tab) en quarts face au Brésil, le Paraguay accomplit l’authentique exploit de se qualifier pour la finale d’une compétition majeure sans avoir emporté le moindre match. Un parcours qui tient du miracle et une première dans l'histoire des compétitions organisées par la FIFA. Pour réaliser l’impossible, les Guaranis devront résister en finale dimanche (21h) à une armada uruguayenne emmenée par l’intenable tandem ForlanSuarez. D’aucuns parieront sur la probable tactique paraguayenne : « un pour tous et tous derrière » en attendant les tirs aux buts. Pour un nouvel exploit ?