RMC Sport

Paraguay: Ronaldinho sort de prison mais n'est pas libre pour autant

Ronaldinho a obtenu après de la justice paraguayenne la fin de sa détention provisoire pour être placé sous le régime d'assignation à résidence. Poursuivi pour être entré au Paraguay avec un faux passeport, l'ancien footballeur brésilien du PSG et du Barça a payé une caution et séjournera dans un hôtel avec son frère.

Emprisonné depuis plus d'un mois au Paraguay, Ronaldinho est désormais assigné à résidence. L'ancien footballeur et son frère Roberto vont désormais séjourner dans un hôtel d'Asuncion, a annoncé mardi soir le juge Gustavo Amarilla en charge du dossier. Il s'agit d'une "mesure de substitution" qui était réclamée par l'ex-joueur aujourd'hui âgé de 40 ans. Une caution d'environ 1,37 million d'euros a été versée et aucune demande d'extradition vers le Brésil ne sera acceptée.

Ronaldinho et son frère avaient été arrêtés le 6 juin, car accusés d'être entrés au Paraguay en possession de faux passeports. Ils avaient rapidement été placés en détention provisoire, dans des cellules improvisées au sein d'un commissariat de police. Le Ballon d'Or 2005 était, à l'origine, arrivé dans le pays pour faire la promotion d'un livre et participer à diverses opérations de bienfaisance.

Une quinzaine de personnes dans le collimateur

L'enquête le concernant est à l'arrêt depuis les mesures de précaution prises dans le pays afin d'endiguer la pandémie de Covid-19, figeant l'activité judiciaire au moins jusqu'à Pâques. Ses partenaires de confinement ont rapporté qu'il avait perdu un match de foot contre deux autres prisonniers, l'un condamné pour meurtre et l'autre pour vol. Une nouvelle qui a circulé sur les réseaux sociaux.

La justice brésilienne a privé Ronaldinho de passeport fin 2018, à la suite de sa condamnation à une amende de 2,5 millions de dollars (environ 2,25 millions d'euros), qu'il n'a jamais payée, pour avoir construit une jetée sans autorisation au bord d'un lac dans une aire protégée, selon les médias brésiliens. Il l'avait finalement récupéré en 2019 au terme d'un accord avec la justice, en contrepartie d'un versement de 6 millions de réais (1,1 million d'euros). 

Une quinzaine de personnes, dont des entrepreneurs, policiers et fonctionnaires, sont dans le collimateur de la justice paraguayenne dans le cadre de cette affaire. 

Julien Absalon