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Angleterre: Eriksson raconte une embrouille mémorable avec Ferguson, qui voulait "le tuer"

Dans une interview au Times, l'ancien sélectionneur de l'Angleterre Sven-Göran Eriksson a raconté une énorme embrouille téléphonique avec Alex Ferguson en 2006, ponctuée de menaces et d'insultes.

A force de gueulantes légendaires dans le vestiaire de Manchester United, Alex Ferguson avait hérité outre-Manche du joli surnom de "hairdryer", le sèche-cheveux. Et visiblement, le technicien écossais n’a pas décoiffé que ses joueurs.

Dans une interview accordée ce dimanche au Times, l’ancien sélectionneur de l’Angleterre Sven-Göran Eriksson (2001-2006) a ainsi raconté comment Sir Alex Ferguson lui avait remonté les bretelles – et accessoirement menacé de mort – avant la Coupe du monde 2006. Cette année-là, le Suédois avait décidé de convoquer Wayne Rooney pour le Mondial en Allemagne. Problème: Rooney s’était cassé le pied droit, et Ferguson n’avait pas envie, mais alors pas du tout, de le voir passer l’été avec les Three Lions.

"Va te faire fo...."

"Il était sept heures du matin, voire plus tôt encore, lorsqu’Alex m’a appelé, se souvient Eriksson. C’était toujours pareil quand il était en colère. Ce n’était jamais 'Bonjour Sven, comment vas-tu?' mais plutôt des 'whuurssshhhh' (des cris). Je pensais qu’il allait me trucider ce jour-là…"

Et pour cause. "Il m’a dit: 'Je vais te tuer, tu es fini', poursuit le Suédois. Mais je représentais quand même l’Angleterre, alors je ne devais pas me laisser marcher dessus." D’où le clash. "Je lui ai répondu: 'Va te faire fo…., quel est ton problème?', confie l’ancien sélectionneur. Mais il continuait de crier. Chaque fois qu’il était dans cet état, ça n’avait aucun sens. C’est la raison pour laquelle j’ai clos le débat: 'Alex, je vais prendre Rooney. Maintenant, passe de bonnes vacances. Ciao, au revoir.'"

Pour rappel, Rooney n’avait marqué aucun but lors de la Coupe du monde 2006, et n’avait pu empêcher l’élimination de l’Angleterre en quarts de finale, prenant d’ailleurs un carton rouge face au Portugal.

CC