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Du pur Arsenal

Theo Walcott

Theo Walcott - -

Après avoir mené 3-1 à White Hart Lane mercredi soir, Arsenal n’est parvenu qu’à prendre qu’un seul point sur la pelouse de son plus grand rival, Tottenham (3-3). Comme une énième confirmation de l’incapacité des Gunners à devenir une équipe au caractère affirmé. Manchester United est à six points, à cinq journées de la fin.

C’était dingue et c’était Arsenal. Trois buts marqués en une mi-temps, dont deux dans les douze premières minutes grâce à Theo Walcott et Samir Nasri, mercredi soir à White Hart Lane. Un talent éclatant sur la pelouse de Tottenham, le plus grand rival des Gunners. Mais deux buts encaissés dans les vingt dernières minutes, dont un sur penalty, et une avance confortable (1-3) qui s’envole (3-3), c’était rageant et c’était encore Arsenal. Du pur Arsenal.

Les joueurs d’Arsène Wenger, désormais troisièmes à six points de Manchester United, puisque Chelsea les a doublés au goal-average, à cinq journées de la fin, ont une nouvelle fois étalé leurs lacunes mentales. Confirmant ce que leur capitaine, Cesc Fagregas, avait pointé du doigt dans une interview accordée à un magazine espagnol en début de semaine. « Un manque d’envie de gagner, mais aussi de maturité dans les moments-clés » et une absence de titres depuis six ans qui en Espagne, selon lui, aurait coûté sa place à Arsène Wenger.

Wenger : « Ce n’est pas fini »

Après le match contre Tottenham, l’entraîneur des Gunners a accusé le média en question d’avoir trahi les propos de son milieu de terrain. « Non seulement le journaliste n’a pas respecté notre accord, mais il a aussi modifié complètement l’article, a regretté l’Alsacien. Nous sommes vraiment vexés. C’est décevant et non-professionnel de la part du journaliste. L’article est le contraire de ce que le joueur a dit. »

Une façon de rejeter encore les critiques qui touchent Arsenal depuis la défaite en finale de la Coupe de la Ligue, contre Birmingham (2-1), fin février. Après l’inimaginable come-back de Newcastle (0-4 puis 4-4), les matchs contre Liverpool dimanche dernier, avec l’égalisation des Reds sur penalty après 12 minutes d’arrêts de jeu (1-1), et contre Tottenham exaspèrent. « Ce n’est pas fini, assure pourtant Arsène Wenger. On se battra jusqu'à la fin. » Jusqu’au 22 mai. Le délai paraît court pour enfin se résoudre à haïr la défaite.

LP