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La présence de Salah à Liverpool aurait permis une baisse des crimes anti-musulmans dans la région

Selon des chercheurs de l’université de Stanford, le recrutement de Mohamed Salah à Liverpool aurait eu des effets positifs en baissant le nombre de comportements et d’attitudes islamophobes dans le comté de la Merseyside.

Quatre chercheurs de l’Université de Stanford ont publié une étude qui expose une causalité entre la venue de l’attaquant égyptien Mohamed Salah chez les Reds et une baisse du taux de crime de haine envers les musulmans dans le comté.

Selon cette étude, la région a enregistré une chute de 18,9% des crimes de haine contre la population musulmane depuis l’arrivée de l'international égyptien (62 sélections, 39 buts) sur le bord de la Mersey en 2017. Les chiffres montrent que cette baisse n’est pas effective pour les actes de haine envers les autres communautés.

Les tweets anti-musulmans également en baisse

Les chercheurs ont également noté une réduction de moitié du nombre de tweets anti-islam de la part des supporters des Reds lorsqu’ils s’adressaient à des fans d’autres équipes anglaises. Avant l’arrivée de la star égyptienne, lorsque les fans des Reds parlaient des musulmans sur le réseau social, 7,2% de leurs messages étaient à caractère haineux. Ce chiffre serait tombé à 3,4% selon l’étude.

Les chercheurs suggèrent que ces résultats peuvent être liés à une hausse de la familiarité des gens avec l’islam depuis la présence de Salah dans leur club de cœur en expliquant "qu'une exposition d’un modèle positif pouvait amener de nouvelles informations qui humaniseraient davantage la communauté musulmane."

MS