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Les grands travaux des Blues

Toujours en course en Ligue des Champions et revenus dans la course au titre. Chelsea prépare déjà la saison prochaine. L’objectif ? Mettre fin à la suprématie de Manchester United.

Le coach : Hiddink, Rijkaard ou… Mourinho
Venu cet hiver pour redresser une formation désordonnée, aussi bien dans son jeu qu’au sein de son vestiaire, Guus Hiddink ne devrait pas, en principe, rester sur le banc des Blues au-delà de la fin de la saison. Selon certains, le technicien néerlandais, engagé auprès de la sélection russe, n’est pas vraiment séduit à l’idée de prendre les rennes au quotidien d’un club. Le projet qu’il a entamé avec la Russie, demi finaliste lors du dernier Euro, lui tient également à cœur. Pourtant, conserver Hiddink est le souhait le plus cher de Roman Abramovitch. Très lié au Néerlandais, un de ces rares amis dans le monde du football, le propriétaire des Blues est persuadé d’avoir dégoté avec l’ancien faiseur de miracles du PSV Eindhoven et des sélections sud-coréennes et australiennes le « mec » plus ultra susceptible de lui faire remporter la Ligue des champions. Mais arracher Hiddink à la Russie passerait très mal auprès du public, d’autant que c’est Abramovitch lui-même qui avait œuvré à son arrivée à la tête de la sélection. Du coup, d’autres pistes sont à l’étude.
La première mènerait à Frank Rijkaard, sans club depuis son départ du Barça, dont le nom a été soufflé par… Hiddink lui-même. La seconde est un peu plus fantaisiste puisqu’elle fait l’état d’un retour de José Mourinho à Stamford Bridge. Là encore, c’est le côté affectif d’Abramovitch qui parle. Le Portugais, contesté par toute l’Italie et de plus en plus critiqué dans les travées de l’Inter, n’a, de son côté, jamais exclu un retour en Angleterre. Les deux hommes seraient toujours en contact. Mais sans plus pour le moment.

L’attaquant : si Drogba s’en va, Villa est dans le viseur
Encore en perte de vitesse il y a quelques semaines sous l’ère Luiz Felipe Scolari, Didier Drogba revit. L’international ivoirien vient d’inscrire quatre buts en six matches, toutes compétitions confondues, preuve de son retour en forme. L’ancien goleador de l’Olympique de Marseille bénéficie d’une confiance totale de la part de Guus Hiddink qui ne cesse, par voie de presse, de louer sa combativité et son gros travail défensif. Abramovitch l’a bien compris. Son attaquant n’a pas perdu ses qualités. Du coup, le magnat russe est tenté de faire prolonger Drogba, dont le contrat expirera en juin 2010. Totalement épanoui à Londres, apprécié de ses coéquipiers et considéré, de nouveau, comme un pilier de la maison Blue, Drogba pourrait se laisser séduire.
Chelsea souhaite cependant avoir une longueur d’avance sur ce dossier. Si l’attaquant ivoirien venait à partir, les dirigeants londoniens feraient le forcing pour s’attirer les services de David Villa. Malgré la concurrence du Barça et du Real Madrid, les Blues sont prêts à sortir le chéquier pour l’international espagnol, motivés notamment par les difficultés financières connues actuellement par le FC Valence. Le cas de Fernando Torres, tenté sans succès l’été dernier, est également suivi de près par Chelsea.

Le meneur de jeu : Kaka ou Fabregas
Deco souvent sujet aux blessures depuis son arrivée à Londres, Michael Ballack en fin de contrat en juin prochain, là encore, Chelsea doit s’activer pour dénicher le playmaker (meneur de jeu) idoine à sa formation. L’international allemand ne s’est toujours pas vu proposer de prolongation de contrat, malgré un net regain de forme depuis l’arrivée de Guus Hiddink, confirmant la volonté des Blues de recruter dans ce secteur. Dans ce cas de figure précisément, Chelsea se montrera surtout attentif à l’évolution du marché lors de la prochaine fenêtre estivale des transferts.
Deux noms reviennent avec insistance du côté de Stamford Bridge. Ceux du Brésilien Kaka et de l’Espagnol Cesc Fabregas. Deux dossiers à priori très compliquées à réaliser. Le premier, après avoir refusé l’hiver dernier une offre mirobolante émanant de Manchester City, est l’une des promesses électorales de Florentino Perez au Real Madrid. Et le pouvoir de persuasion de l’ancien président madrilène, reconnu pour avoir fait venir Figo, Zidane, Owen, Beckham et Ronaldo dans les rangs merengue, n’est pas à négliger. Le second semble tout aussi compliqué, compte-tenu de la forte rivalité existant entre Arsenal et Chelsea et de l’affection toute particulière que Fabregas accorde au FC Barcelone.
Toujours est-il que ces deux joueurs sont couchés sur les tablettes de recrutement des Blues pour la saison prochaine… mais il n’est pas à exclure que les dirigeants londoniens flairent, dans la plus grande discrétion, un poisson encore plus gros et délicat à pêcher.

La rédaction - Alix Dulac avec Marc Benoist