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Premier League : le blues pour Arsenal…

Olivier Giroud

Olivier Giroud - -

Complètement dépassé en première période, Arsenal s’est réveillé trop tard et a chuté ce dimanche sur la pelouse de Chelsea (2-1). La Ligue des champions s’éloigne sérieusement pour les hommes d’Arsène Wenger.

Une première période en enfer. Une deuxième empreinte de regrets. Arsenal aura pratiquement livré deux matches en un ce dimanche sur la pelouse de Stamford Bridge, lors du choc contre son voisin Chelsea. Un match à la vie, à la mort, presque, pour les Gunners, qui ne devaient surtout pas perdre, une semaine après la gifle reçue à domicile devant Manchester City (0-2), pour ne pas hypothéquer leurs chances d’accrocher en fin de saison un strapontin en Ligue des champions. Il aurait fallu pour cela que les protégés d’Arsène Wenger récitent durant 90 minutes la partition proposée en deuxième période, face à des Blues toujours aussi fébriles à l’heure de tenir un score (2-1).

Car en première mi-temps, Arsenal a longtemps manqué à l’appel. Les partenaires d’Abou Diaby, sorti à la 75e sans blessure, ni béquille, ont passé 45 minutes dans le noir, hors-sujet, comme encore marqués par leur déroute sept jours plus tôt face aux Citizens. En 16 minutes, Chelsea plie pratiquement l’affaire : Mata d’abord, d’une belle frappe du gauche (6e), puis Lampard ensuite sur penalty (16e). Sur son banc, Arsène Wenger est en colère. Furieux qu’une faute sur Coquelin n’ait pas été sifflée sur le premier but de Chelsea. Frustré par l’apathie générale de son équipe, beaucoup trop maladroite pour ouvrir le score, à l’image de Giroud et de sa frappe trop croisée devant Cech (5e) une minute à peine avant l’ouverture du score de Mata…

Walcott, en vain

Mais voilà qu’en seconde, c’est Arsenal qui fait le jeu. Enfin. Et ça paie. Bien lancé en profondeur, Walcott règle la mire d’une belle frappe enroulée (58e). La partie est relancée. En partie seulement. Car si les Gunners ont le ballon, ils ne parviennent pas à enfoncer le clou. Conscient du danger et d’un probable remake du match en retard (17e journée) contre Southampton (2-2), où Chelsea avait été dans l’incapacité, à 2-0, de tenir le score, Rafael Benitez se décide enfin à sortir Fernando Torres pour faire rentrer sa recrue hivernale Demba Ba.

Un coaching presque gagnant, l’ancien goleador d’Hoffenheim manquant de peu le but du break après un raid solitaire, son tir étant repoussé quasiment à la base du poteau par Vermaelen (83e). Mais même bousculé jusque dans les dernières secondes du temps additionnel (5 minutes !), Chelsea ne rompt pas. Sécurise sa troisième place et laisse son voisin Arsenal à 11 longueurs. Six points séparent les Gunners du dernier accessit en Ligue des champions, détenu par Tottenham, qui reçoit Manchester United en fin d’après-midi. Après Chelsea, c’est peut-être au tour des Spurs d’enfoncer un peu plus Arsenal dans la crise.

A.D.