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Ronaldo s’est-il dopé ?

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Un médecin de la fédération brésilienne pense que les blessures à répétition de Ronaldo pourraient s’expliquer par une prise de substances d’anabolisantes, il y a une dizaine d’années.

Le docteur Bernardino Santi était le coordinateur antidopage de la fédération brésilienne de football.
Ce dernier a déclaré dans le journal Folha de Sao Paulo, que les trois blessures au genou dont a été victime Ronaldo pourraient s’expliquer par la prise de substances anabolisantes : « J'ai discuté avec des collègues néerlandais qui connaissent les gens du PSV (ndlr : Ronaldo a joué au PSV au début de sa carrière, entre 1994 et 1996). Ronaldo était vraiment maigre et ils lui administraient des compléments, dont quelques substances anabolisantes pour l'aider à se développer. Un des facteurs aggravants vient du fait qu'il a acquis une telle structure musculaire très jeune et très rapidement. L'addition à payer pour l'usage de stéroïdes anabolisants est à long terme : dix, quinze, vingt ans plus tard. »

Renvoyé depuis par la fédération brésilienne, le docteur Santi s’est exprimé sur RMC. L’ex médecin de la fédération est toujours convaincu que Ronaldo a pu prendre des anabolisants quand il jouait au PSV Eindhoven, mais à son insu. Il tempère aussi ses propos quant au lien entre la prise de ces produits et les blessures à répétition de l’avant-centre brésilien : « Il y a beaucoup de jeunes (footballeurs) qui son soumis à des traitements de renforcement de la musculature. Cela explique la croissance exagérée de leurs muscles. Sur le long terme, cela peut aussi expliquer les blessures à répétitions. Il est évident qu’en 1996, Ronaldo a subi un traitement dans son club du PSV Eindhoven. Pourquoi se blesse-t-il si souvent, si gravement ? C’est la grande question. Mais la réponse ne réside pas forcément dans la prise de substances anabolisantes. »

Ronaldo, qui est sorti de l’hôpital vendredi, a pour sa part démenti toute prise de produits dopants quand il évoluait aux Pays-Bas: "Je n'ai jamais pris de tels produits et je n'ai jamais travaillé avec ce monsieur (le docteur Bernardino Santi)".

La rédaction avec Jean-François Maurel, notre correspondant au Brésil, et Steve Carpentier