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L'espion de Maradona, embauché par Naples, raconte quelques anecdotes

Antonino Restino, un détective italien, raconte dans un livre avoir espionné Diego Maradona pendant des mois sur demande de la direction du Napoli. Et confie quelques anecdotes croustillantes au sujet de la légende argentine.

Il assure avoir suivi comme son ombre Diego Maradona, pendant près de 18 mois à la fin des années 80, sur demande du président du Napoli et du directeur sportif Luciano Moggi. Antonino Restino, un détective privé italien, vient d’écrire un livre, "L’Espion de Dieu", où il raconte un certain nombre d’anecdotes croustillantes au sujet d’El Pibe de Oro.

En 1988, Maradona était un joueur accompli, mais il était aussi un homme connu pour ses excès. "Les dirigeants étaient inquiets sur les rumeurs concernant sa vie privée, de plus en plus nombreuses et de plus en plus sales", justifie Restino dans une interview à Il Mattino. Et l’enquêteur a pu se rendre compte au cours de sa filature que certaines étaient justifiées.

Des femmes et un coach privé

"L’hôtel Paradiso était son préféré, il y passait l’après-midi et rentrait chez lui le soir. Une fois, durant une surveillance, je l’ai même trouvé en train de tisser des liens avec ma collègue, se souvient Restino. Une autre fois, j’ai vu deux filles rester des heures chez lui. Elles sont venues plusieurs jours de suite, jusqu’à ce que Claudia Villafane (l’épouse de Maradona) ne les surprenne en rentrant et les jette dehors, en les menaçant."

Des histoires de femmes que le détective rapportait à Moggi, donc, mais pas seulement. "Je l’ai vu (Moggi) une seule fois en colère: quand je lui ai raconté que Diego s’entraînait dans son garage avec son coach personnel, le seul qui arrivait à tirer le meilleur de lui. Le Napoli n’était pas au courant", assure Restino, qui précise que le club n’est jamais intervenu pour aider Maradona malgré quelques problèmes évidents.

Et l’espion d’exprimer un regret: "J’ai été tenté de laisser ce travail, d’aller voir Diego et de lui dire, comme un ami, d’envoyer ch... tous ces curieux, ces ‘chameaux’ et ces pu… qui profitaient de lui." Mais lui non plus n'a rien fait.

CC