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Ménez : "Sans le foot, j’aurais peut-être pu finir en prison"

Jérémy Ménez

Jérémy Ménez - AFP

Avant le choc AS Roma-AC Milan, ce soir samedi soir, l’attaquant français Jérémy Ménez a accordé un long entretien à la Gazzetta dello Sport dans lequel il évoque sa jeunesse pas si dorée que ça.

A 27 ans, Jérémy Ménez a retrouvé le sourire en Italie. Père de famille comblé, il a très vite trouvé ses marques à l’AC Milan, avec lequel il a déjà inscrit des buts qu’on n’oubliera pas. Avant de défier son ancien club, l’AS Roma, ce soir au stade Olympique pour le compte de 16e journée de Serie A, l’ex-joueur du PSG a pris le temps de revenir sur sa jeunesse passée loin des paillettes dans le Val de Marne : « Peut-être, et j’insiste sur le peut-être, si je n’avais pas eu le football, j’aurais fini en prison, confie l’enfant de Vitry-sur-Seine dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport. Quand vous êtes petit, vous voulez tout mais il n’y a pas d’argent dans les poches. Aujourd’hui, je mesure à quel point la ligne est mince entre une vie heureuse et une vie gâchée. J’ai quitté mon quartier pour aller à Sochaux au bon moment, à 13 ans, l’âge auquel on peut commencer à faire des choses stupides. »

Benzema, « comme un frère »

Formé chez les Lionceaux, Jérémy Ménez a ensuite franchi les étapes qui l’ont conduit successivement à Monaco, Rome, Paris et donc Milan. Il assure ne pas regretter d’avoir refusé à 16 ans les « avances » de Sir Alex Ferguson et Manchester United. « Je n’étais pas prêt », dit-il. Dans cet entretien, celui qui a souvent traîné derrière lui le boulet de la nonchalance, voire de la suffisance ou de l’individualisme, affirme qu’il a très peu d’amis dans le football. Il cite Philippe Mexes, son partenaire à Milan mais aussi les Romains Francesco Totti, Daniele De Rossi et surtout Karim Benzema, qu’il considère « comme un frère ».

Fidèle en amitié, le Français n’a jamais perdu de vue ceux qu’il côtoyait avant de faire la Une des journaux. « Mes autres amis sont hors du football. Je leur parle souvent et je les vois dès que je peux. Ils sont restés les mêmes qu’à l’époque où je n’étais pas célèbre et qu’aucun de nous n’avait de l’argent. Nous n’avions pas d’argent mais beaucoup de plaisir… »