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Réveillère : « J’étais déçu de ne pas signer à l’OM »

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EXCLU. Sans club entre juin et novembre, Anthony Réveillère a signé à Naples et débute une nouvelle aventure en Serie A. Invité de Luis Attaque, l’ancien Lyonnais s’est confié sur sa vie italienne et sur son transfert avorté à l’OM.

Anthony, vous avez signé à Naples en novembre, comment allez-vous depuis ?

Très bien. J’ai signé au Napoli début novembre pour mon anniversaire, c’était un beau cadeau. Ça se passe bien, je suis installé avec ma famille, j’ai fait deux matches, j’apprends la langue, je refais mon métier et c’est beaucoup de plaisir.

A quelle date se termine votre contrat ?

Au mois de juin. 

Et ensuite ?

Il n’y a rien de contractuel mais on discutera à ce moment-là pour voir la suite. La signature s’est faite assez rapidement, dans une très bonne ambiance avec tout le club. J’ai senti que tout le monde me souhaitait et je n’ai pas discuté une seule seconde par rapport à la durée du contrat. L’important, c’était de rejouer, d’autant plus dans un grand club qui joue le haut du tableau.

Vous étiez pourtant pressenti à Marseille durant l'été. Pourquoi cela ne s'est-il pas fait ?

Les raisons, je vais les garder pour moi. Quand quelque chose ne se fait pas, c’est que quelque chose de meilleur vous attend après, et ça s’est vérifié. C’était dommage sur le moment, et il a fallu rebondir vite. J’ai eu un mercato un peu compliqué, mais j’attendais les opportunités.

Etiez-vous déçu de ne pas signer ?

Il y avait un paramètre qu’on n’avait pas pris en compte, c’était la Ligue des champions que je ne pouvais pas jouer (les listes avaient déjà été remises à l’UEFA, ndlr), et c’est un point qui n’a pas joué en ma faveur. J’étais déçu parce que j’ai fait une belle rencontre avec le président Vincent Labrune. J’ai préféré prendre le bon côté des choses, j’ai continué à travailler physiquement. Ça n’a pas été facile tous les jours mais j’étais prêt dans ma tête, et Naples, je ne pouvais pas rêver meilleure opportunité. J’ai retrouvé un coach que j’avais connu à Valence (Rafael Benitez, en 2003), tous les ingrédients étaient réunis, et là je suis comme un poisson dans l’eau.

Avez-vous le sentiment d'avoir été jeté dehors par l'Olympique lyonnais ?

Pas du tout. L’année dernière, j’ai failli signer à Paris. Après je suis revenu à Lyon faire ma dernière année. J’avais une proposition de prolongation à laquelle je n’ai pas donné suite. Dans ma tête, c’était ma dernière saison. Il y avait beaucoup de choses qui me faisaient dire que j’avais fait le tour. Lyon m’a apporté beaucoup et j’ai donné beaucoup au club aussi, mais je sentais qu’il était temps de partir. C’était le moment pour moi de tenter une nouvelle aventure. Même en étant au chômage, je n’ai jamais regretté de ne pas avoir resigné. C’était ma décision, et comme toute décision, je l’assume. 

Avez-vous mal vécu ce tweet du président Aulas, qui critiquait votre niveau des deux dernières années ?

On me l’a rapporté, je n’ai pas trop compris. Il n’y a pas de problème. Libre à chacun de penser ce qu’il veut. A Lyon, beaucoup de personnes m’ont remercié de tout ce que j’avais fait et m’ont souhaité une bonne continuation, c’est ça que je retiens.

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Luis Attaque