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Tigana s’explique

Jean Tigana a été placé en garde à vue interrogé par la police judiciaire de Marseille mercredi dans le cadre de transferts douteux lorsqu’il était agent puis entraîneur. Il s’explique en exclusivité pour RMC.

L’ancien entraîneur de Fulham et ancien international français Jean Tigana a été placé en garde à vue puis interrogé mercredi à Marseille. Il fait l’objet d’une plainte déposée contre lui par Mohamed Al-Fayed, propriétaire du club de Fulham, après son licenciement en 2003. Le milliardaire l’a notamment mis en cause dans des affaires de transferts douteux. « Il s’agit d’une plainte d’Al Fayed déposée en 2004 en Angleterre et en France. Le processus en Angleterre a été plus rapide. Il y a eu trois semaines de procès, j’ai gagné toutes les procédures et il m’a payé tout ce qu’il me devait. La procédure est un petit plus longue en France mais j’ai été entendu sur les mêmes choses, explique Jean Tigana. J’ai tout gagné à l’époque devant la justice en Angleterre mais il n’y a pas eu beaucoup de communication autour de cela. Tous les transferts avaient été épluchés, tous les présidents comme Jean-Michel Aulas étaient venus. Je suis convoqué aujourd’hui en France mais c’est une plainte de 2004 ». (Voir extrait sonore ci-contre)

Agent de joueurs puis entraîneur, il est notamment reproché à Jean Tigana d’avoir surévalué les valeurs des joueurs et d’avoir par la suite touché des commissions. Les transferts de Van der Saar et Marlet vers Fulham sont les plus ciblés. « J’ai eu une période où j’étais agent. Mais lorsque j’étais à Fulham, je ne l’étais plus. Mais tout à déjà été jugé (en Angleterre) donc ça m’étonne que ça prenne autant d’ampleur. Mais de toute façon, mes avocats feront le nécessaire et j’espère qu’il y aura de la communication autour de cela. Parce que lorsque Monsieur Al-Fayed a porté plainte contre moi, il y a eu des demi-pages dans certains journaux en disant que j’avais fait des malversations. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai perdu l’équipe de France à cette période, en 2004. Mais quand j’ai gagné le procès, il n’y a eu que deux lignes. J’espère que cette histoire va s’arrêter ». (Voir extrait sonore ci-contre)
Deux proches de Djibril Cissé, Ranko Stojic et Richard Bettoni ont également été placés en garde à vue et interrogés dans cette affaire.

La rédaction - Christophe Couvrat