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Tony Vairelles s'apprête à être jugé en appel pour violences, dans l'affaire de la discothèque

L'ancien footballeur Tony Vairelles comparaît devant la cour d'appel de Nancy ce mardi, un an après avoir été condamné avec trois de ses frères pour des violences contre des vigiles à la sortie d'une discothèque en octobre 2011.

L'ancien footballeur Tony Vairelles comparaît devant la cour d'appel de Nancy à partir de mardi, un an après avoir été condamné avec trois de ses frères pour violences contre des vigiles à la sortie d'une discothèque.

Des faits remontants à 2011

En octobre 2011, Tony et ses frères avaient été accusés d'avoir ouvert le feu et blessé trois vigiles sur le parking d'une discothèque d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). Après une enquête qui a duré plus de 10 ans et a vu quatre juges d'instruction se succéder, il avait été condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis par le tribunal correctionnel de Nancy en mai 2022 pour "violences en réunion, avec préméditation et avec arme".

Fabrice Vairelles, son aîné, avait alors écopé de la même peine. Jimmy et Giovan avaient quant à eux écopé de trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis. Un jugement "à la hauteur de ce dossier, une instruction ratée et minable", avait alors déploré Frédéric Berna, l'un des avocats de la fratrie, à l'issue du procès en première instance.

Nullité de procédure

"Quand, après 10 ans d'enquête, on envoie des gens en prison au doigt mouillé, je trouve que ce n'est pas très rassurant", avait-il insisté. Incarcéré pendant cinq mois au début de l'instruction, Tony Vairelles a toujours proclamé son innocence ainsi que celle de ses frères. Les frères Vairelles "sont tous sur la même longueur d'onde. Ils indiquent qu'ils n'ont jamais tiré sur ce parking", a confié à l'AFP Virginie Barbosa, une des avocates de la famille.

Aujourd'hui, les frères attendent "une meilleure décision tout simplement. Mais il y a de l'inquiétude et de l'incompréhension de leur part, d'autant plus que les premiers juges ne les ont pas entendus", a-t-elle ajouté. En première instance, les avocats avaient plaidé la nullité de procédure. Ce que maintiendra Me Barbosa à partir de mardi face à la cour d'appel de Nancy.

Des peines avec sursis pour les vigiles

"Pour ce genre de dossier, on passe en comparution immédiate. C'est inexplicable", a-t-elle ajouté. En première instance, les trois vigiles avaient également été poursuivis pour violences en réunion avec armes, notamment "une bombe lacrymogène, des barrières de sécurité et une matraque".

Ils avaient été condamnés à des peines d'emprisonnement avec sursis: trois mois pour l'un et quatre mois pour les deux autres. En 2022, Tony Vairelles était revenu sur cette condamnation dans un livre autobiographique, "Balles au centre". Le footballeur a été sélectionné à huit reprises en équipe de France entre 1998 et 2000. Célèbre pour sa "coupe mulet", il était passé par Lens, Lyon, Bordeaux, Bastia et Gueugnon.

AC avec AFP