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Nice: "A 40 millions, Seri sera libre" assure Rivère

Jean-Pierre Rivère, le président de Nice

Jean-Pierre Rivère, le président de Nice - AFP

Vainqueur du Trophée RMC Sport du meilleur dirigeant de Ligue 1, Jean-Pierre Rivère était l’invité de Larqué Foot ce vendredi. Le président de l’OGC Nice a évoqué les dossiers chauds, de Lucien Favre à Jean-Michaël Seri en passant par Mario Balotelli.

Jean-Pierre Rivère, comment accueilliez-vous votre élection en tant que meilleur dirigeant dans le cadre des Trophées RMC Sport ?

C’est toujours une satisfaction. On va déjà remercier les gens qui ont voté pour nous. Je dis "on" parce que je vais associer à cette récompense mon directeur général, Julien Fournier, qui fait un remarquable travail à mes côtés. En plus, cela récompense l’ensemble d’un club.

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Avez-vous pris des risques l’été dernier pour réussir cette saison ?

Déjà, on ne prend aucun risque sur le plan financier. Quand on fait des opérations, on est toujours très vigilant sur nos comptes. Et notamment sur le fait d’être à l’équilibre. Comme on avait vendu Nampalys Mendy auparavant (à Leicester, ndlr), cela nous a permis de faire un mercato un peu plus audacieux. Mais des risques, non. On a une cellule qui travaille remarquablement bien. Notre difficulté, c’est qu’on n’a pas pour l’instant le budget en relation avec nos résultats sportifs. On fait 4e l’année dernière, 3e cette année. Mais malheureusement, notre budget n’a pas progressé autant qu’on le souhaiterait. On ne peut pas prendre de risques. Si on se prend pour ce qu’on n’est pas, on court de grands dangers.

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Avez-vous reçu des offres pour votre entraîneur, Lucien Favre ?

On n’a pas reçu d’offre de club concernant Lucien. Nous savons qu’il y a des clubs qui sont intéressés par Lucien. On a un contrat avec Lucien. S’il doit se passer des choses, on regardera. Pour l’instant, il a encore deux ans de contrat avec nous. Sur un mercato, il y a beaucoup d’imprévus. Il y a des choses que vous pouvez prévoir, d’autres moins. On s’adaptera à chaque situation, comme d’habitude.

Vous a-t-il confirmé ses contacts avec le Borussia Dortmund ?

Pas directement, mais on sait qu’il y a des clubs qui regardent Lucien Favre.

Le départ de Lucien Favre serait-il catastrophique ?

Dans le football, le plus difficile, c’est d’anticiper. Mais c’est ce qu’on essaye de faire en permanence. Quand vous avez des joueurs ou un entraîneur susceptibles de partir, vous devez avoir en permanence des solutions de remplacement. Alors je ne dis pas qu’on a le remplaçant de Lucien, parce qu’il est sous contrat et que pour l’instant, il est à l’OGC Nice. Si d’aventure, il nous arrivait ce genre d’évènements, c’est le genre de choses auxquelles on a pensé depuis déjà pratiquement six, sept mois. Lucien est chez nous, il restera chez nous. Après, s’il y a une offre d’un très, très grand club qui arrive, on sera obligé de regarder les choses avec Lucien.

Ricardo Pereira et Younes Belhanda doivent retourner dans leurs clubs à la fin de leurs prêts (FC Porto, Dynamo Kiev). Jean-Michaël Seri est convoité. Paul Baysse a annoncé son départ. C’est le chantier permanent ?

Non. Notre rôle, c’est d’essayer d’anticiper au maximum. Ça fait deux ans qu’on a des effectifs qui ne sont pas au "niveau" de notre budget. Donc on est obligé de faire des prêts si on veut faire monter la valeur de l’équipe, avec les conséquences que ça peut avoir. Quand on sait que les joueurs sont là pour un an ou qu’on ne souhaite pas prolonger un joueur, on anticipe. On travaille pendant de longs mois pour essayer de trouver des solutions qui permettent non seulement de remplacer les joueurs, mais d’essayer d’avoir une équipe encore plus compétitive ou au moins aussi compétitive. Donc pour nous, ce ne sont pas des évènements qui nous surprennent. Ça fait partie de notre travail. Le jour où on aura les moyens d’acheter des joueurs d’un certain niveau, de les garder trois, quatre ans, on le fera. Pour l’instant, on n’a pas encore les moyens.

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Le départ de Mario Balotelli est-il certain ?

Je ne sais pas. Vous n’allez peut-être pas me croire mais avec Mario, pour l’instant, on n’a pas ouvert une quelconque discussion sur son avenir. Il a dit qu’il était bien à Nice. Il va avoir des sollicitations. On verra. Un club comme le nôtre, comme beaucoup d’autres en France certainement, a un puzzle à constituer avec un budget global et des cases à l’intérieur. Est-ce que Mario rentrera dans une case ? Je n’en sais rien. Mais globalement, on l’a fait une fois, on pourrait le faire une deuxième fois. On va voir avec Mario ce qu’il veut faire. Le joueur est important, son agent également. Pour l’instant, le cas Mario n’est pas du tout tranché.

Vous pouvez nous dire quels joueurs vont arriver à Nice pour maintenir ce niveau ?

Non (rires). On a beaucoup travaillé. Il y a une petite différence dans notre progression, c’est qu’aujourd’hui, il y a des joueurs qui veulent venir chez nous. Avant, c’était la danse du ventre et la Promenade des Anglais pour les attirer. Aujourd’hui, on a ce petit avantage. On a les joueurs qui sont susceptibles de… Mais si les joueurs peuvent être d’accord, les clubs peuvent vous dire non. On n’a pas de certitudes pour l’instant. On a des dossiers qui avancent. Mais franchement, je ne peux pas vous donner de noms. Si Nice donne le nom d’un joueur, il y a les deux tiers ou les trois-quarts des clubs français qui peuvent l’acheter.

Pourriez-vous vendre Jean-Michaël Seri à un autre club français, comme Monaco ou le PSG ?

Seri, il a une clause à 40 millions (d’euros). Ça a fait sourire tout le monde quand on a mis cette clause il y a deux ans. A ce prix-là, il sera libre. Sinon, on n’a pas pour l’instant l’intention de le vendre. Même si on ne prend pas les clauses au sérieux en France, il y a quand même un respect à avoir. Si demain, un club met 40 millions sur Jean-Michaël, il partira.

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LP