RMC Sport

Un OM renversant !

-

- - -

Le Trophée des Champions a donné lieu à un scénario extraordinaire. Menés encore 3-1 à cinq minutes de la fin, les Marseillais ont réalisé un final époustouflant pour s’imposer face aux Lillois (5-4) grâce à un penalty d’André Ayew dans les dernières secondes. La saison est lancée !

Le stade de Tanger a été le théâtre du Trophée des Champions le plus spectaculaire de l’histoire. Neuf buts dont cinq à partir de la 85e minute ! Un scénario de dingue qui a souri à l’Olympique de Marseille, vainqueur des champions de France lillois (5-4) et qui conserve son titre. Le héros de la partie n’est autre qu’André Ayew, auteur d’un triplé dont deux penalties dans les dernières minutes de la partie.
Contraint de se passer de Valbuena blessé, Didier Deschamps, avait décidé de titulariser d’entrée de jeu son meneur de jeu Lucho Gonzalez pourtant annoncé sur le départ. L’entame marseillaise est d’ailleurs prometteuse. Landreau multiplie les exploits et Amalfitano voit le poteau repousser sa tentative (4e). Mais cette euphorie est vite calmée par le réalisme lillois. Une combinaison Hazard-Balmont permet au second de tromper Mandanda d’une belle frappe à l’entrée de la surface (9e).

Dominateur au retour des vestiaires, Lille va profiter par deux fois de la faiblesse d’un axe Diawara-Mbia encore en rodage. Le Sénégalais se souviendra qu’on ne laisse pas un mètre de liberté au meilleur joueur du précédent exercice Eden Hazard. Bien lancé dans la surface, le Belge enchaîne passement de jambe et frappe croisée pour battre Mandanda (57e). Un quart d’heure plus tard, Sow le meilleur buteur, bien servi par Obraniak abat le portier marseillais d’une frappe pleine de sang-froid (72e). Entre temps, André Ayew avait très brièvement redonné l’espoir aux siens sur une offrande de Lucho (71e).

Penalty généreux

A 3-1, Lille déroule son football. Mais la fatigue se fait sentir. « On n’a peut-être trop reculé, admet Rudi Garcia. Il faut dire aussi que les Marseillais n’ont rien lâché. » Ses joueurs vont subir la révolte olympienne ! Morel, d’une frappe des 16 mètres (85e), puis Rémy de la tête (87e) dessinent les premières scènes d’un final de folie. Le plus incroyable est à venir. A la 90e, Chedjou accroche Jordan Ayew dans la surface, l’arbitre expulse le Camerounais et désigne le point de penalty. André Ayew transforme la sentence (90e). A 4-3 pour l’OM, on croit la messe dite, mais dans la minute Basa égalise (90e+2) ! Le final est haletant. Les deux équipes se donnent coup pour coup. Les Olympiens font la différence grâce à un nouveau pénalty, généreux, pour une faute de Pedretti sur Jordan Ayew. Son frère ne tremble pas et offre une victoire inespérée à ses couleurs.