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Ryder Cup: l'Europe a tenu sa promesse, elle a fait vivre un enfer aux Etats-Unis (5-3)

Les Européens avaient promis l’enfer aux Américains sur un parcours français très difficile. Promesse tenue. Après une matinée poussive, les hommes de Thomas Bjorn ont brillamment réagi et passent en tête (5-3).

Paradoxalement, les four balls ont peut-être rassuré les Européens sur leur capacité à battre les Américains, lors de cette 42e édition de la Ryder Cup, annoncée comme la plus relevée de l’histoire. Certes, les hommes de Thomas Bjorn étaient menés 3-1 après cette première demi-journée, mais ils ont grandement inquiété leurs voisins outre-Atlantique et, avec un peu plus de chance, le score aurait pu être tout autre.

La réussite de Finau

Le dénouement du match 1, entre la paire Rose/Rahm et celle formée par les Américains Koepka/Finau, est même très cruel pour la Team Europe. Rapidement devant, Justin Rose et Jon Rahm ont dilapidé une avance de +2 acquise sur les neuf premiers trous. Au trou n°16, le match bascule. Alors qu’il cherche le green sur son premier coup, la balle de Tony Finau passe à quelques millimètres du plan d’eau et est finalement idéalement placée pour un putt pour birdie que l’Américain réussit sans trembler. Un coup du sort fatal pour les Européens, démoralisés, qui loupent complètement le dernier trou du parcours et laissent la paire Koepka/Finau l’emporter (1Up).

Heureusement, après les défaites de McIlroy/Olesen (4&2) et Casey Hatton (1Down), la paire Fleetwood/Molinari sauve les meubles en battant Patrick Reed et Tiger Woods, décidément peu en réussite en Ryder Cup. Surtout, l’Anglais et l’Espagnol vont de nouveau être des éléments moteurs lors de l’incroyable après-midi européenne.

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Avec eux toute la matinée, la réussite fuit subitement les Américains une fois les foursomes lancés (une balle par paire, les joueurs frappent la balle à tour de rôle). La paire composée de Dustin Johnson et Rickie Fowler, impressionnante le matin même et alignée en match 1, a été méconnaissable et annonciatrice de la deuxième session noire pour les Etats-Unis (défaite 3&2).

Le come-back de McIlroy

Les Américains ont surtout subi de plein fouet le réveil de l’ex-n°1 mondial, Rory McIlroy, fantomatique moins d’une heure avant. Associé à “Mister Ryder Cup”, le charismatique Ian Poulter, le Nord-Irlandais a enfin exprimé toutes ses qualités. Au trou n°13, il a notamment réussi une superbe approche du green dans une position délicate au bord de l’eau. La paire britannique s’est finalement imposée 4&2.

Whitewash

Symbole de la rouste infligée par les hommes de Thomas Bjorn à ceux de Jim Furyk, le match 3, remporté 5&4 par la paire Garcia/Noren largement supérieure à celle constituée par le vétéran Phil Mickelson et le rookie Bryson DeChambeau. Tommy Fleetwood et Francesco Molinari ont, eux aussi facilement, parachevé le succès européen en venant à bout de Justin Rose et Jordan Spieth (5&4), qui avaient pourtant apporté un point dans l’escarcelle des Etats-Unis en fin de matinée.

Les Etats-Unis ont donc subi un “Whitewash”, ne marquant aucun point sur une même session. Un événement d’autant plus remarquable que l’Europe n’avait plus réussi pareille performance depuis… 1989.

Bonus: le coup fantastique de Justin Rose

Justin Rose n’aura peut-être ramené aucun point à l’équipe européenne, mais il aura réussi LE coup de la journée. Au trou n°12, il rentre un chip sublime derrière un talus qui a littéralement fait exploser la foule.

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Timothée Loubière