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Thomas Levet : « Epuisant »

Thomas Levet va disputer les deux derniers tours à Bethpage

Thomas Levet va disputer les deux derniers tours à Bethpage - -

Thomas Levet va passer le cut de l’US Open et disputer les deux derniers tours mais le Français est malmené par le rythme de ce Majeur où les parties s’enchaînent.

Thomas Levet, que c’est dur, vous avez joué 36 trous hier et aujourd’hui c’est la même chose !
On a fini hier soir il était 21heures. Donc repas tardif en quatrième vitesse et ce matin réveil à 4h45 pour jouer à 7h30. C’est de longues heures d’attente et de présence au club pour jouer très peu de trous. Si on rejoue ce soir car on aura passé le cut, ça voudra dire que je suis arrivé à 5h10 au club et qu’à 20h je serai encore sur le parcours. Ca fait de très longues journées et en milieu de journée je vais aller faire une sieste. Je vais me reposer car j’ai les yeux qui se ferment, des crampes dans les jambes, c’est très long. Ca joue avec les nerfs des joueurs. C’est un parcours très dur à gérer. Quelque fois, on rate un coup, et ensuite c’est très dur de revoir la balle dans un endroit jouable. Tout ça ça fait un tournoi épuisant.

Racontez-nous comment se sont passés ces 36 trous que vous avez joué avec les deux autres français.
C’est très rare déjà qu’on joue entre français sur le circuit européen. Ca s’est plutôt pas mal passé. On a tous fait des petites bêtises à des moments importants. Ca nous met au bord du cut à Jean-François Lucquin et moi. C’est ce qui fait rater le cut à Raphaël Jacquelin. Ce sont des petites bêtises. Dès le départ on a joué correctement. Raphaël c’est sur des deuxièmes coups qu’il s’est égaré et qu’il a réalisé des bogeys. Dans un Majeur c’est normal, surtout sur un parcours qui ne pardonne rien, et encore plus lorsque vous disputez votre premier US Open.

Raphaël Jacquelin a donné l’impression d’être gêné par l’ambiance ?
Non, il n’a pas trouvé la vitesse sur les greens et il y eu un gros manque de réussite car il a pris six ou sept fois le bord du trou en deux jours. Ca fait toute la différence. Mais au niveau du jeu il n’y a rien à dire.

Un mot sur Phil Mickelson qui est la star ici.
C’est un très bon joueur et très aimé sur la côte Est des Etats-Unis car il a fait beaucoup de bons résultats ici. C’est un joueur qui sort de l’ordinaire car il rate souvent ses drives et il réussit des sauvetages extraordinaires. Ca plait au public ce golf spectaculaire. Le public américain aimerait bien que Tiger Woods se fasse battre par Mickelson. Avec le cancer de sa femme, Mickelson attire la sympathie. C’est un gars qui est poussé à fond par le public.

Tiger Woods peut encore le faire ?
Il va falloir qu’il se qualifie car le parcours est loin d’être maniable. Il peut rentrer à la maison. Douze coups de retard c’est vraiment beaucoup et ça me semble impossible. Il faudrait revenir à 8 coups d’ici ce soir.

Physiquement c’est un des parcours les plus durs que vous avez joués ?

Non. Heureusement c’est très plat mais les horaires de jeu sont très difficiles. Mentalement le parcours est très difficile. A aucun moment on peut se dire qu’on va faire un par facile sur un trou. A tous les trous il y a un bogey au coin du virage. C’est pour ça que les scores ne sont pas fabuleux.

La rédaction - C. Co à Bethpage