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Cadences infernales du hand: "Il fallait pousser un hurlement" selon Bana

Philippe Bana, le directeur technique national de la Fédération française de handball, a soutenu, vendredi dans Réveil Matin Céline, la mobilisation des joueurs contre la cadence infernale imposée par le calendrier.

Philippe Bana valide totalement. "Je pense qu’ils ont bien fait de faire ça", se félicite le DTN de la Fédération française de handball, vendredi dans Réveil Matin Céline, à propos du message envoyé mercredi par de nombreux joueurs pour dénoncer les rythmes infernaux imposés par le calendrier.

Bana veut "travailler sur les calendriers"

"Je pense surtout que la voix des athlètes est une voix importante, a poursuivi le dirigeant. Les médias vont la relayer, les institutionnels vont faire un peu plus attention, on va pouvoir nous réunir pour travailler un peu plus sur les calendriers." Un sujet très important pour Bana, lui-même écarté de la commission sportive de la Fédération internationale de handball pour avoir dénoncé ces mêmes cadences.

"Je ne regrette pas parce que la santé de nos athlètes est la chose la plus importante qui existe, a expliqué le DTN. Ce sont les acteurs principaux de notre sport, le cœur de notre activité. Il fallait pousser un hurlement pour que le glissement progressif des cadences infernales, entre 70 et 80 matches par an, puisse s’arrêter."

Le Mondial 2019 a été de trop

Avec un moment de bascule. Le Mondial 2019, en janvier dernier, avec un match en plus comparé à la formule précédente. Et un résultat consternant. "C’est 25 blessés pendant le Mondial masculin, s’est insurgé Bana. Il fallait hurler avec eux et je suis content de les entendre, ça fait plaisir."

Parmi "eux", plusieurs grands noms comme les stars françaises Nikola Karabatic et Michaël Guigou ou encore le Danois du PSG, Mikkel Hansen, se sont mobilisés contre les rythmes infernaux pour alerter les instances dirigeantes de leur sport.

Florian Perrier