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Fernandez : « Accompagner l’équipe le plus longtemps possible »

Jérôme Fernandez

Jérôme Fernandez - -

A 35 ans, l’arrière de l’équipe de France reste sur un Mondial frustrant, et fait partie des anciens qui s’interrogent quant à leur avenir en sélection. Sous contrat jusqu’en 2015 à Toulouse, il veut contribuer au passage de témoin entre les générations.

Jérôme, comment analysez-vous cet échec au Mondial, notamment par rapport à celui à l’Euro 2012 ?

Il y a un an, on était mieux en place. Il nous manquait un peu de temps pour aller au bout. Là, à aucun moment, on a été à notre niveau. On a essayé de tirer le meilleur des joueurs disponibles. Pas mal de joueur n’ont pas été au niveau. Personnellement, je manquais de repères, de compétitions. Je ne suis pas rentré dans la compétition. Ça a fait une rotation de moins sur la base arrière. Forcément, si tu enchaines 6 ou 7 matches en 10 jours, ça devient compliqué.

Quel est votre avenir en bleu ?

Je vais tout faire pour retrouver mon niveau en club pour faire une bonne deuxième partie de saison. Je vais essayer de rester sur mon quart de finale, où je me suis plutôt bien senti. Je vais essayer de montrer au staff des Bleus qu’ils peuvent compter sur moi quelques mois ou quelques années. Je n’ai pas de date butoir. L’âge fera que je ne vais plus pouvoir suivre le rythme. Je ne suis plus amené à être titulaire, mais pour combien de temps, je ne sais rien.

Qu’est-ce qui vous motive encore ?

Je ne veux pas voir une équipe de France qui change du tout au rien. Je ne veux pas voir partir 6 ou 7 joueurs du jour au lendemain. Ce serait pénible pour le groupe. Didier (Dinart) et Daouda (Karaboué) arrêtent, mais peut-être que Bertrand (Gille), Daniel (Narcisse) et moi devons accompagner l’équipe le plus longtemps possible. En 2016, les cadres seront les Karabatic, Barachet, Accambray qui devront devenir le noyau de l’équipe. On va essayer de faire une transition.

Est-ce dur de choisir sa sortie ?

Quand on fait un sport individuel, comme Tony Estanguet, c’est mieux de partir sur un titre olympique. Dans un sport collectif, c’est le niveau global qui compte. Ton rôle évolue, à la fin tu as moins de temps de jeu et tu montres aux jeunes ce qu’est le niveau international. Si tous les Barjots étaient partis d’un coup, on aurait eu du mal. C’est grâce à cette alchimie qu’on a muri et qu’on a gagné le Mondial en 2001. Personnellement, j’ai 2 ans et demi en club, et tant que je suis sous contrat, je suis sélectionnable.