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Fernandez : « On a moins de marge qu’avant »

Jérôme Fernandez

Jérôme Fernandez - -

EXCLU - Encore en phase de rééducation après sa fracture à la main, Jérôme Fernandez fait partie du stage de préparation des Bleus à l’Euro 2014. A 36 ans, le Français croit les Bleus capables d’une performance, malgré les doutes.

Jérôme, des doutes subsistaient quant à votre présence au stage de préparation à l'Euro 2014 au Danemark, qui démarre ce mardi à Capbreton. Comment va votre main droite ?

Ca va plutôt bien. J’ai fait une radio cet après-midi : la fracture est consolidée. A partir de demain matin, je vais pouvoir retoucher le ballon. Il faudra de toute façon y aller avec prudence et voir si d’ici le 9 janvier je suis capable de faire un match à peu près normalement.

Selon les avis médicaux que vous avez reçus, comment cela se présente ?

Les avis médicaux sont plutôt bons. Pour eux et pour moi, la blessure n’est plus qu’un mauvais souvenir. Maintenant, ça ne dépend que de la rééducation et de la vitesse à laquelle je vais retrouver les sensations en ce qui concerne ma main avec le ballon. Il faut également rééduquer l’épaule, car cela fait pratiquement un mois et demi que je n’ai pas fait de tirs et de passes. C’est d’autant plus important pour éviter les problèmes tendineux et inflammatoires. Il va falloir y aller gentiment, remuscler tout ça au fur et à mesure. Ca va prendre le temps que ça va prendre mais on est plutôt optimistes pour un retour courant janvier. 

Votre présence doit être accueillie avec joie par le groupe, tant votre expérience semble nécessaire...

C’est vrai que Thierry (Omeyer, ndlr) et moi sommes là en tant qu’anciens pour encadrer le groupe. Si on regarde, on n’est plus que sept anciens. Daniel Narcisse disait avec une petite touche d’humour qu’il était heureux que Thierry et moi soyons là parce qu’il se sentait moins seul. C’est l’un des rares trentenaires de l’équipe avec nous deux. A part Michaël Guigou, qui a 31 ans, tous les autres ont en dessous de 30 ans. Beaucoup sont entrés en équipe de France ces deux-trois dernières années et il manque donc forcément du vécu en commun. C’est important d’avoir un noyau d’anciens pour pouvoir encadrer tout le monde et amener ce que l’on sait durant cette préparation.

Dans quel état d'esprit abordez-vous le prochain Euro, après avoir été éliminés en quart de finale lors du Mondial 2013, en Espagne ?

On y va avec de l’ambition car on a encore des cadres et des anciens qui font partie des meilleurs joueurs du monde, et ils ont encore envie de gagner des titres. Sauf que l’on est moins nombreux qu’auparavant. Il faut réussir à intégrer au plus vite des jeunes joueurs comme Valentin Porte, Mathieu Grebille, Kentin Mahé ou encore Timothey N'Guessan. Des nouveaux gardiens sont également arrivés dernièrement dans l’équipe comme Vincent Gérard. Cyril Dumoulin, même s’il a participé à plusieurs stages depuis deux ans, n’a jamais participé à une seule compétition internationale. Il y a beaucoup de talent mais il faut intégrer tout ce beau monde et mettre en place des automatismes. Nous sommes dans une période de transition où les jeunes doivent grandir très rapidement pour assurer les résultats de demain. Mais on doit, en même temps, essayer de gagner des titres et des médailles.

Croyez-vous au titre ?

Nikola Karabatic, Daniel Narcisse, Luc Abalo et moi-même ne nous imaginons pas une seconde se rendre à la compétition en se disant « on va essayer de finir 5es ou 6es ». C’est sûr qu’on a moins de marge qu’avant. Le résultat dépendra de nos prestations personnelles et de notre force collective. Comme à chaque compétition, c’est une nouvelle aventure qui commence. On va partir avec 16 joueurs qui auront moins d’expérience ensemble. A l’Euro, qui est la compétition la plus relevée en handball, il faudra faire une belle entrée en matière afin d’emmagasiner de la confiance et aller le plus loin possible. 

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La rédaction