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Kanto : «Ça y est, notre Mondial a commencé !»

Nina Kanto et les Bleues se tombent dans les bras après leur succès sur la Suède

Nina Kanto et les Bleues se tombent dans les bras après leur succès sur la Suède - -

Assurée de disputer un tournoi de qualification olympique grâce à leur victoire pleine de courage, acquise lundi contre la Suède (26-23), les coéquipières du pivot de l’équipe de France ont le sentiment d’avoir lancé leur Mondial. Encore trois matches pour aller au bout, mais il faudra d’abord marcher sur les Russes, mercredi en quarts.

Nina, on vous a vu vous tomber dans les bras à la fin du match…

Je plane, je réalise sans réaliser. On est mené de quatre buts pendant tout le match et on gagne de trois buts… Quand on oublie les fondamentaux du hand et qu’on joue avec notre cœur, on peut renverser des montagnes. Après un match comme ça, on sait pourquoi on fait tout ça.

Avez-vous ressenti la pression de la qualification au début du match ?

On l’a ressentie. A part le Brésil (défaite 26-22) on n’a jamais été confronté à des matches serrés, avec le money-time entre deux équipes qui se valent. Si on perdait, on rentrait à la maison. Avec la blessure de Mariama Signaté (œil) hier (dimanche), on avait le cœur lourd. Ensuite on s’est libéré.

Vous vous êtes relancées grâce à votre défense…

Exactement, en envoyant des "pains". On leur est rentré dedans, on les a fait craquer à l’impact physique. La France sans sa défense, elle perd ses couleurs.

En quarts vous affronterez la Russie mercredi, triple tenante du titre…

On n’a plus rien à perdre, on a gagné le droit d’affronter la Russie. Il ne faut pas qu’on s’arrête là quand on voit ce qu’on a fait aujourd’hui (lundi). Les Russes ont peut-être plus de moyens sur le papier. Ça va être du lourd, mais il ne faut pas baisser les bras.

Qu’est-ce que change cette victoire ?

On est rentré vraiment dans le Mondial. Ça peut paraitre bizarre de dire ça, mais ça a commencé contre la Suède. Il reste trois marches à franchir, sachant que la première sera peut-être la plus dure. Il va falloir tout donner. Les Russes partent favorites, on va montrer que les petites peuvent manger les grandes.

Un mot sur Alexandra Lacrabère, avec qui vous vous êtes parfaitement trouvées…

Alex a eu le temps de mûrir, son jeu a gagné en maturité. Elle n’a pas les meilleures qualités physiques, mais elle a une vision de jeu incroyable. C’est celle qui voit le mieux le handball dans l’équipe. Elle choisit toujours la bonne combinaison pour mettre la joueuse en valeur. C’est une très grande qualité pour un meneur de jeu.